
J’ai tant aimé Les orangers de Versailles, le premier roman d’Annie Pietri, que je n’ai pas tardé à me précipiter sur la suite des aventures de Marion, parfumeuse attitrée de la reine, qu’elle a sauvée d’un empoisonnement, laquelle s’est tellement attachée à elle qu’elle l’aime comme si elle était sa fille. C’est d’ailleurs à cause de son odorat infaillible qu’elle a pu réaliser cet exploit pour lequel Madame de Montespan, pour qui elle travaillait à l’époque, lui en veut toujours, puisqu’elle était loin d’être étrangère à l’affaire des poisons.
Dans ce nouvel épisode, qui se déroule cinq ans après Les orangers de Versailles, Marion a été kidnappée par une intrigante, laquelle, un peu sorcière, n’est pas à court d’idées pour concocter potions et poisons de toutes sortes pour répondre aux diverses demandes de sa clientèle, n’hésitant pas à éliminer de jeunes âmes pour un cœur ou du sang qu’elle incorpore à ses mixtures, ou à tuer l’un ou l’autre pour quelques pièces d’or.
C’est d’ailleurs le sort qui attendait Marion. Mais la Voisin, sorcière peu scrupuleuse, a estimé que Marion lui serait utile, ce qui l’a poussée à prétendre qu’elle avait eu sa peau à Madame de Montespan tout en s’assurant les services de la jeune parfumeuse pour effacer une odeur afin d’empoisonner la nouvelle favorite du roi.
Mais c’est sans compter sur l’intelligence de la jeune fille qui saura une fois de plus épargner à une victime désignée un empoisonnement et sauver sa peau. Parfum de meurtre, roman bien documenté et sans temps morts, saura sûrement captiver ceux qui ont aimé Les orangers de Versailles.