
Qui aime les romans où tout est plausible et collé au réel ne pourra aimer Le syndrome de La Chimère de l’écrivain et scénariste brésilien Max Mallmann. Mais si vous avec aimé les éléments fantaisistes de L’écume des jours de Boris Vian, comme les anguilles « pêchées » à même le robinet, un piano qui fabrique des cocktails, le nénuphar au poumon de Chloé et la maison qui rapetisse, vous devriez prendre beaucoup de plaisir à lire ce court roman absolument loufoque.
Imaginez un café-librairie appelé La Chimère tenu par deux amis de longue date où l’un — le narrateur — vit avec un serpent enroulé autour du cœur et l’autre le cerveau retiré de son crâne par moments pour se reposer. Ajoutez des clients comme on n’en trouve pas ailleurs et une découverte étonnante de la part du narrateur, à savoir qu’il est le fils d’un rat géant et vous avez ainsi une idée de l’univers dans lequel vous vous verrez plongés si vous décidez de jouer le jeu.
Je ne me suis pas ennuyée une seule minute. Pas une.