Lali

10 janvier 2021

En vos mots 718

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Rien ne semble déranger le lecteur de l’illustrateur John S. Dykes. Pas même la neige. Ce qui nous laisse supposer que son livre doit être passionnant.

À vous de nous dire, en vos mots, si tel est le cas. C’est avec plaisir que nous lirons vos textes dans sept jours, et pas avant, car aucun commentaire ne sera validé avant le prochain En vos mots.

Vous avez donc amplement le temps de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier et d’examiner l’illustration de cette semaine sous tous les angles avant de vous jeter à l’eau.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à ceux qui les lisent!

2 commentaires »

  1. Ah, réviser sous la neige!
    Seul lieu où trouver la paix,
    Là où un tapis protège
    Du bruit que le monde fait.

    Sur la moquette moelleuse,
    Accueillante et douce à souhait,
    L’étude est bien plus joyeuse,
    Et il ne fait même pas frais.

    On pourrait se croire à la plage
    Quand les touristes sont partis.
    On n’entend que tourner les pages
    Du livre où l’élève s’instruit.

    Comment by anémone — 16 janvier 2021 @ 14:32

  2. Je n’avais que silences bienveillants à offrir à cette dame, épuisée et digne qui, depuis des mois, venait au moins une fois par semaine, faire une nouvelle déposition concernant la disparition de son fils.
    Dès les premières semaines, Marta, chargée de l’accompagnement de l’enquête, avait jeté l’éponge en nous disant que la dame était devenue barjo à force de chagrin et d’épuisement. Et que le gamin allait grossir le rang des disparus desquels on ne trouvera jamais la moindre trace.
    La froideur de Marta m’avait sidéré. J’ai demandé à prendre le dossier à ma charge et c’est ainsi que depuis des mois je recevais Lydia à peu près chaque semaine, pour recueillir ses tergiversations de femme meurtrie.
    Il m’arrivait, je le reconnais, de faillir à ma mission et de me laisser emporter par l’émotion devant autant de douleur. Comme ce jour de janvier. À quelques heures de mon anniversaire, elle est venue faire une nouvelle déposition.
    Cette fois-ci, elle l’avait vu. Assis dans la neige. Il lisait. L’air paisible. Elle a bien crié son nom, mais il n’a pas bougé. Puis elle s’est tue. En me fixant dans les yeux. Et je n’ai pas trouvé de mots pour cacher mes larmes.

    Comment by Armando Ribeiro — 17 janvier 2021 @ 3:51

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