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Parce qu’impossible de vivre sans

kaus-max.jpg

Mots sur lesquels on bute. Mots qui nous font trébucher ou nous relever. Mots de passage. Mots troubles ou mots lumières. Mots, toujours des mots. Parce qu’impossible de vivre sans.

Mots qui s’offrent, mots qui disent l’indicible. Mots qui s’expriment, mots qui nous expriment. Mots, toujours des mots. Parce qu’impossible de vivre sans.

Mots caresses, mots d’hier, mots de toujours. Mots qui lient, qui délient, qui relient. Mots, toujours des mots, Parce qu’impossible de vivre sans.

*sur une toile de Max Kaus

6 réponses

  1. Je suis si peiné d’avoir envie de rester muet comme une tombe, sinon j’aurais fait un joli commentaire. On va dire que ce sont des mots silences…

  2. « Les mots qu’on n’a pas ditS » – Yves Duteil.

    Mais les cendres du feu des mots qu’on n’a pas dits
    Jamais ne sont vraiment éteintes ou refroidies
    Elles se consument encore au cœur de nos mémoires
    En réchauffant nos nuits d’une lueur d’espoir

    Comme du temps qui dort
    Au fond du sablier
    Mais que l’on garde encore
    Pour ne pas l’oublier

  3. « Quand on se souvient d’un beau vers, d’un beau mot, d’une belle phrase, c’est toujours dans l’air qu’on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l’espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés. »

    Joseph Joubert

  4. Très juste ce que tu exprimes là, Lali !

    En guise d’écho…
    Nomadisme
    Rinforzanto
    (en renforçant le son)

    Quand on aura fini
    de déambuler
    d’arpenter sans raison
    des chemins de traverse
    qui ne mènent qu’à la trappe

    quand on aura fini
    d’être le berger frileux de nos mots
    de décolorer les voyelles
    qu’un autre illumina
    un jour d’ivresse

    quand on aura fini
    de lyncher les rêves
    de louvoyer entre les émotions
    de nous égarer
    à marée basse

    quand nos rengaines ne seront plus
    que métaphores usées
    reflets fripés et menteurs
    on dira peut-être l’ossature
    qui nous tenait dans l’incandescence

    on osera peut-être
    lâcher sans ménagement
    notre tendresse sauvage
    sur les autres âmes

    on dira sans doute
    la vanité de nos graffiti
    la nausée qui nous noie
    face à la destruction fanatique
    ou à la lente altération
    de la vie

    on dira enfin
    la discordance
    de nos polyphonies
    de mutants insomniaques.

    Quand on aura fini
    ne sera-t-il pas trop tard ?

    Extrait de Autres mesures, recueil à paraître

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