Lali

17 mars 2023

Ce qu mots vous inspirent 3107

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Vivre est un privilège. Ce n’est pas un dû. Alors on doit avoir la politesse, l’élégance, de profiter du fait d’être vivant pour que cette vie soit belle. La conscience de notre privilège doit engendrer un comportement. (Olivier de Kersauzon)

*illustration de Luciana Leone

2 commentaires »

  1. Sur les grands étendages

    Rêve rêve, petite fille au fifre de lin
    des lendemains chagrins.
    Passe passe sur le fil,
    aux hauteurs perspectives sont les grands étendages,
    aux hauteurs perspectives des livres du matin.

    Je lis, vous lisez, nous lisons, dans la ville des grandes maisons à épingle,
    où l’on met à sécher tous les livres alphabètes étendus sur un fil.

    Et sors sors par la fenêtre,
    retrouve tes jours heureux,
    en équilibre,
    la vie est ainsi fête.

    Ah, comme l’alpha ou l’oméga de l’enfant sait jauger l’horizon !

    Coquillage pour ton oreille,
    sable doré dans tes mains,
    étoile de mer dans tes yeux,
    algue bleue dans tes cheveux.

    Ah, comme le A à Z de l’enfant sait réduire l’horizon !

    Et qu’il ne soit jetée aux vents …

    Copie ancestrale pas banale,
    unique, bras par bras,
    pied par pied,
    tête à l’endroit,

    avance avance, petite fille …
    Funambule.
    Quant à tes larmes,
    Perles nacrées enchâssées,
    Laisse-les tout en bas.

    Garde-les en trésor,
    dans ta boîte de diamant,

    au fond de ton cœur d’enfant …

    Comment by Cavalier — 23 mars 2023 @ 7:43

  2. Vivre oui … En temps dû

    Kersauzon est sans doute un cousin
    Breton
    Par les femmes car
    Le nom de famille n’est rien
    Noyé sous cent mille femmes épousées …

    Ma vie est toute banale
    En descendance
    Et la voici dite ici :

    « Juste un sillage d’écume sur l’amer »

    Plein de ressources, j’ai quitté ma fontaine
    Tout cru, en amorce, sage
    Rinçant les rives sur mon chemin

    Alors de lourds vêtements ont sondé mon dos nu
    Sous la pluie, mes eaux grossies ont flotté tristement
    S’engouffrant, s’embouchant
    Se grévant. À jamais

    Sur les hauts-fonds, sur les plages, sous les ponts
    J’ai repêché des bagues singulière.
    Mais la gangrène a noyé tous mes doigts
    Mes larmes ont débordé,
    Et traversé leur gué sur mes chagrins

    Dans mes yeux chuchotant j’ai construit un landau
    Une douce barque que la mer a bercé
    En pièce perdue
    Puis détachée, elle prit le large

    En clapotis, en cascades, j’ai baigné sur les sciences
    Dans mes bras percés de mille voix
    L’acier bleuté coulait autour de Guernica

    J’ai drissé haut mes voiles
    Sus, à la corde. Bien pendu

    Des galets de lune ont roulé mes remords
    Les vagues de mes songes écorchaient ma chevelure
    J’ai coulé, dénudé, sur la traîne des algues
    Au fond de lacs sans issue

    Aux spasmes de mon visage, à toutes mes envies refluées
    Mon corps n’était qu’empreinte éphémère
    Sur la mer

    Aujourd’hui la roue du moulin de la Mort est désamorcée
    Elle m’avait sis, pourtant
    Si belle. Rebelle

    À l’embouchure, je relève la plume …
    Surfe, surfe mon doux morceau d’absolu
    Mon aile avant qu’on ne la rogne, sous l’estran mordoré

    Aux encres du soleil couchant

    Comment by Cavalier — 25 mars 2023 @ 15:49

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