Les dents du temps sont coupantes, le temps ronge aussi les montagnes. (Proverbe lituanien)
*toile de Jules Breton
Les dents du temps sont coupantes, le temps ronge aussi les montagnes. (Proverbe lituanien)
*toile de Jules Breton
Comme le 11 mars marque l’anniversaire du rétablissement de l’indépendance de la Lituanie en 1990, pays natal du père de mon amie Claudie, je vous invite à passer ce dimanche dans ce pays méconnu et trop peu connu grâce à des proverbes qui lui sont propres et qui sont toujours à partager, comme le font ici les personnages peints par Irit Bourla.
Et en commençant par celui-ci : Où le loup a ses petits, il ne fait pas de dégâts.
La clarté s’enfuit par de minces fissures
de cette contemplation
nous gardons les premiers mots
les imprudences amoureuses
Ariane Bessette, Avant l’oubli
*choix de la lectrice de Giola Gandini
L’absence trace de minces lignes
il n’y a plus la douceur
du souvenir
Ariane Bessette, Avant l’oubli
*choix de la lectrice de Sharon Furner
La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes. (Khalil Gibran)
*illustration d’Emily Eldridge
Sentir qu’il n’y a eu entre nous
qu’une longue conversation
toujours la même :
en retrouver la source
Ariane Bessette, Avant l’oubli
*choix de la lectrice de Gillian Furlong
Se retourner sur sa vie, c’est prendre le risque de voir les traces du passé dans le sable de nos souvenirs. (Agnès Ledig)
*toile de Jason Eldredge
Ce qui nous entraîne nous pèse
comme une lenteur
greffée à la peau
je dirai l’acuité
la résonance sans doute
quelque portrait impossible
Ariane Bessette, Avant l’oubli
*choix de la lectrice de Jacklyn Friedman
Au carrefour
Au carrefour
Où s’est posé le lointain,
Je croise le printemps avec une gaieté triste.
La première petite herbe a percé
La terre rude encore.
Et, parmi les dentelles du bouleau,
Au loin, dans les profondeurs,
Violette, la pente des ravins.
Elle a commencé à faire des signes,
Cette terre déserte!
Au couchant rouge de froid,
C’est le soleil, comme le casque de cuivré
Du guerrier dont le triste visage est tourné
Vers d’autres horizons,
Vers d’autres temps..
Et le heaume absorbe avec ses plumes blanches
Les nuées d’or,
Au-dessus de la splendeur insolente
De mes guenilles vespérales.
Et mes ailes navrées
Ailes d’épouvantail à corbeaux
Flamboient comme un casque solaire
Dans les reflets du soir
Et dans ceux du bonheur..
Les croix, les fenêtres lointaines,
Les cimes de la forêt crénelée,
Tout respire la mesure,
Paresseuse et blanche,
Du printemps.
Alexandre Blok, La vie terrible
*choix de la lectrice de Ferdinand Andri
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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