Nous devenons différents parce qu’il est périlleux d’être semblables! (Robert Lalonde)
*toile de Frederick Hendrick Kaemmerer
Nous devenons différents parce qu’il est périlleux d’être semblables! (Robert Lalonde)
*toile de Frederick Hendrick Kaemmerer
C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’écrivain Robert Lalonde, un écrivain que j’ai eu l’occasion de rencontrer plus d’une fois, pour des entrevues ou dans des salons du livre, au théâtre ou ailleurs, pour des raisons professionnelles ou pas, par hasard, parfois.
Ce fut chaque fois un plaisir. Mutuel, je crois bien.
Or, comme Robert est un homme qui aime profondément la nature, que celle-ci est omniprésente dans ses livres, au même titre qu’un personnage, les lecteurs et lectrices du jour s’installeront en pleine nature pour partager des citations de cet écrivain et comédien que j’aime tant, en commençant par celui-ci peint par Eastman Johnson, qui a choisi ces mots pour vous :
Le cœur n’est-il pas d’abord un muscle? Et un muscle, ça se tend, se détend, se retend. Ce muscle-là doit être bien assez futé pour tenir ses promesses.
Sitôt que je cueille
L’orchidée du silence
J’apprends le nom sacré
D’une comète folle
Placée entre mes mains
Comme un aquarium
Jean-Yves Roy, Le ciel à bout de bras
*choix de la lectrice de Susan Paradise
Je marchais dans la nuit pluvieuse,
Et, à la fenêtre d’une vieille maison,
Je reconnus les yeux songeurs
De ma douleur- En larmes, solitaire,
Elle fixait les horizons humides…
Je restais là, à l’admirer,
Comme si j’avais, sous ses traits,
Reconnu ma jeunesse enfuie.
Un regard. Et mon cœur se serre,
La lumière s’éteint. C’est l’aube.
Et le matin humide toque
À sa fenêtre abandonnée.
Alexandre Blok, Le monde terrible
*choix de la lectrice de Denis Chiasson
Il est des instants ou s’apaise
le funeste orage de la vie
c’est quelqu’un qui vous touche l’épaule
ou qui pose un regard radieux…
et alors le quotidien s’effondre
dans un sombre gouffre sans fond…
et lentement au-dessus du gouffre
l’arc-en-ciel du silence se lève…
et la mélodie naissante et sourde
dans le silence qui retient son souffle
frôle les cordes engourdies par la vie
de l’âme tendue comme une harpe
Alexandre Blok, Le monde terrible
*choix de la lectrice de Ricardo Celma
C’est fou tout ce qu’on peut apprendre grâce aux cartes postales… Ainsi, avant que je découvre ce magnifique collage signé Mary Delany, que l’on peut voir au British Museum à Londres – et que j’ai peut-être vu en 1988 –, j’ignorais qu’il existait des lys appelés lys du Canada.
Le bonheur, c’est d’être heureux; ce n’est pas de faire croire aux autres qu’on l’est. (Jules Renard)
*toile de Bruce Wolfe
L’éternité a jeté l’étain
Du couchant sur la ville.
Le ciel part en lambeaux,
Les ruelles grondent.
J’ai, sur mes épaules,
L’impuissance des augures.
Les fenêtres des fabriques
Racontent la débauche.
Les toits d’étain abritent
Tous les insensés.
Dans cette cité vénale,
Le ciel ne descend pas.
La rumeur est si sonore,
Le mensonge si tentant.
Emmène-moi, ô ruelle,
Vers les brumes bleues.
Alexandre Blok, Le monde terrible
*choix de la lectrice de Guillermo Marti Ceballos
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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