Comme écartant du pied ce qui fut
sans un regard en arrière
l’année s’en va
Senkaku
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Bryce Brown
Comme écartant du pied ce qui fut
sans un regard en arrière
l’année s’en va
Senkaku
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Bryce Brown
Quand les pivoines fleurissent
il semble qu’il n’est plus
d’autres fleurs autour d’elles
(Kiichi)
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Georges Briata
En grandissant, on apprend à faire semblant, on joue le jeu de la vie, on étouffe son instinct et on cède aux convenances. (Gilles Legardinier)
*toile de William Hippon Gadsby
Le papillon bat des ailes
comme s’il désespérait
de ce monde
Issa
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Janel Bragg
où fraie ma préface
dédiée
déliée des corps
dans la moiteur d’une prière
promise
à la patience transie des lèvres
aux dédicaces annulaires du Temps
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice d’Hilary Scott (dont toute trace a disparu)
mes mots bègues
nos mots métèques
prennent langue
s’apprivoisent
à saute-mouton
caracolent
à découdre missives filées
se chevauchent
essaiment
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Mathias Schmidt (dont toute trace a disparu)
Toute écriture se nourrit des changements idéologiques, scientifiques et communicationnels de son temps. Chaque écrivain tend vers l’universel de façon singulière parce qu’il croit être le monde et par la manière de concevoir son propre univers littéraire, par son écriture. (Tanella Boni)
*toile de Diego Vélasquez
et vertiges emmêlés
de l’onde en cavale de col
hier
Amande
honorable
ce jour
fragiles prémices
à la diaprure d’une lave préméditée
je transfuge
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Richard Schmid
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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