Dernier lied
Pâles amours solennelles…
Derniers feux.
Derniers jeux.
Pour mon Guignol
À mon trépas écarquillé
Sur les quais du silence.
Magloire-Sainte-Aude, Anthologie secrète
*choix de la lectrice d’Alexander Osmerkin
Dernier lied
Pâles amours solennelles…
Derniers feux.
Derniers jeux.
Pour mon Guignol
À mon trépas écarquillé
Sur les quais du silence.
Magloire-Sainte-Aude, Anthologie secrète
*choix de la lectrice d’Alexander Osmerkin
Je pense qu’il faut essayer de souffler dans les mots comme on souffle dans le verre, de souffler dans les mots, dans la syntaxe et créer sa propre langue. (Sony Labou Tansi)
*toile de Michael Dandley
Il existe une joie, mais elle est bénie,
une consolation jusque dans ce malheur.
C’est que la fin nous délivre de tout ce fatras
de journées insipides et triviales.
Un poète a dit : « La musique la plus douce
est celle qu’on ne peut pas entendre ».
Et moi, je crois que la vie la meilleure
est celle qu’on ne peut pas vivre.
Constantin Cavafis, Poèmes
*choix de la lectrice de Jean-Yves Fremaux
La difficulté n’est pas d’écrire, mais de vivre de telle manière que l’écrit naisse naturellement. (Philippe Jaccottet)
*toile de Karine Daisay
Tels de beaux corps de morts qui n’ont pas vieilli
et que l’on a déposés, avec des pleurs, dans un splendide mausolée,
avec au front des roses et des jasmins aux pieds –
tels semblent les désirs qui ont fui
sans s’accomplir, sans qu’aucun d’eux n’atteigne
une nuit de volupté, un de ses lumineux matins.
Constantin Cavafis, Poèmes
*choix de la lectrice d’Arthur Evoy
Différencier l’amour de la passion ou d’une simple attirance, physique ou intellectuelle, est complexe. Une fois le choix d’aimer effectué, tout est en devenir. Tout reste à bâtir. (Pierre Bottero)
*toile de William Powell Frith
Corps, souviens-toi, non seulement de combien tu fus aimé,
non pas seulement des lits où tu t’étendis,
mais aussi de ces désirs qui pour toi
brillaient dans les yeux visiblement,
et tremblaient dans la voix ? et que quelque
obstacle fortuit rendit vains.
Maintenant que tout cela plonge dans le passé,
il semble presque qu’à ces désirs
tu te sois donné. Comme ils brillaient
souviens-toi, dans les yeux qui te regardaient,
comme ils tremblaient dans la voix, pour toi; souviens-toi, corps.
Constantin Cavafis, Poèmes
*choix de la lectrice de Kim English
L’importance du voyage ne réside pas dans la distance physique que les jambes parcourent, mais dans le cheminement intérieur que l’âme accomplit. (Guillaume Prié)
Délice
De traverser la rivière d’été
sandales en main
Buson
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Pierre Bonnard
C’est par l’entremise d’une carte postale reçue ces derniers jours que j’ai fait connaissance avec l’illustratrice Karine Lauber. Et j’ai tant aimé cette carte postale que j’ai décidé de vous la proposer afin que vous la racontiez en vos mots, comme vous l’avez fait pour la toile de William St. John Harper de dimanche dernier.
Aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, vous avez donc sept jours devant vous pour laisser votre imagination prendre toute la place.
C’est avec plaisir que nous vous lirons. D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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