Commentaires récents
Admin:
Archives:
novembre 2026
D L M M J V S
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  
En vos mots 1020

  

Les semaines passent décidément bien vite. Cela signifie, évidemment, que l’hiver est à nos portes même s’il a fait étonnamment chaud pour la saison ces derniers jours. Mais après l’hiver viendra le printemps. Le lecteur imaginé par l’artiste espagnole Carmen Saldaña en rêve déjà, lui qui aime tellement lire dans sa cour.

Le voilà donc installé au pays de Lali pour la semaine. Le temps que vous le racontiez en vos mots, comme vous le faites si bien semaine après semaine. Je vous rappelle qu’aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps de lire les textes déposés sur la scène livresque de la semaine dernière, de les commenter si vous le souhaitez, et d’écrire quelques lignes. Nous avons déjà hâte de vous lire!

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

Les lecteurs de Raija

 

  

 

Ce samedi, faisons connaissance avec l’artiste finlandaise Raija Nokkala.

Est-ce grave, docteur?

 

Cette envie de fuir qui prend chaque jour un peu plus de place. Ce besoin de m’éloigner du brouhaha. Ce sentiment de me sentir piégée quand on m’impose des activités visant à solidifier les équipes. Cette obligation de travailler du bureau deux jours par semaine.

Heureusement, il y a les samedis et les dimanches.

Mais, dites, est-ce grave, docteur?

*toile de Marko Klomp

Ce que mots vous inspirent 3486

  

Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis. (Gaël Faye)

*toile de Jeanette Korduba

Une maison de Garmisch-Partenkirchen

 

Garmisch-Partenkirchen. Mon oncle y a fait du ski pendant les fêtes lors de sa deuxième année d’études à Paris. Mes parents y ont séjourné quarante ans plus tard. Et ma mère en conserve un souvenir impérissable. Il y a des lieux qui ont déjà une histoire avant d’arriver jusqu’à moi par l’entremise d’une carte postale.

Un peu de nostalgie

Il y a longtemps que je n’avais lu un roman d’Éric Neuhoff alors que c’est un écrivain qui ne me déçoit jamais. Chaque fois, je me laisse emporter par ses histoires, ses phrases courtes, sa façon d’aller droit au but tout en vagabondant, question de saisir la nature de chaque personnage.

Rentrée littéraire, roman publié en 2022, est nostalgique à souhait. Il remet en question l’avenir des petites maisons d’édition dans un marché où il ne semble y avoir de la place que pour les géants. Et pour la libraire que j’ai été pendant près d’un quart de siècle, ce constat a quelque chose de triste. Oui, il faut aller de l’avant, penser autrement, accepter que tout évolue, mais peut-être pas au bénéfice de tous.

Pierre et Claire, les protagonistes de Rentrée littéraire, sont forcés d’accepter qu’ils vieillissent dans un Paris qui n’est plus ce qu’il a été.
Tout finira bien par finir. Alors, aussi bien s’étourdir une dernière fois avant la chute. Voyager, recevoir des gens, fréquenter des restaurants où se croisent gens de lettres de tout acabit, s’aimer. Car c’est aussi une histoire d’amour, une histoire qui ne peut prendre fin.

Un roman qui se lit d’une traite, et que j’ai beaucoup aimé, n’en déplaise à ceux et celles qui n’ont pas été touchés par cette histoire. Un roman dans lequel certains se retrouveront sûrement, qu’ils soient issus du monde littéraire ou non. La nostalgie n’est pas spécifique à cet univers.

Une fenêtre

  

Je ne pense pas que les personnes qui passent devant cette fenêtre la remarquent. Et pourtant, Minna Käärläinen, à propos de laquelle je n’ai rien trouvé, s’est arrêtée. Qu’est-ce qui a retenu son attention? Tout ce gris? Les voix ou la musique à peine audibles qui s’échappaient de la fenêtre? Les rideaux entrouverts? On peut tout imaginer. Et c’est une activité que j’aime beaucoup pratiquer.