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Le héron

  

Quelle belle carte que celle-ci. et de plus unique, car il s’agit d’un collage réalisé par Gabriel, un jeune Français, actuellement au Japon, dans le cadre d’un échange universitaire. Quelle patience, quel souci du détail, et quel résultat! Je suis admirative!

Des mots à faire vivre 1

Chose promise, chose due. Voici donc le premier billet de cette nouvelle catégorie visant à faire vivre des mots sous-utilisés, disparus, voire totalement inconnus. Juste pour le plaisir, et parce que j’ai une grande passion pour la langue française.

Des verbes, des substantifs, des adjectifs et même des adverbes viendront égayer les lundis à partir d’aujourd’hui.

Et pour commencer, un adjectif que j’affectionne depuis 50 ans. Un adjectif que j’ai rarement eu la chance de croiser au fil de mes lectures. Un adjectif utilisé dans un poème de mon cousin Hubert, que vous avez eu l’occasion de lire il y a longtemps.

Ineffable. Qui signifie « qui ne peut être exprimé par des paroles » et qu’on pourrait remplacer par inexprimable, lequel est nettement moins joli.

Connaissiez-vous cet adjectif? L’avez-vous déjà utilisé? Passerez-vous chez Lali tous les lundis pour d’autres mots à faire vivre?

*toile d’Uma Makala

 

Ça commence demain

  

Je l’ai annoncé. Et je compte mener à bien ce projet de mettre à l’honneur des mots qui sont considérés comme désuets, qu’on juge trop compliqués ou savants pour les utiliser, qui sont même parfois inconnus de la plupart des gens. Des mots qui existent toujours, pourtant. Des mots à qui j’ai envie de donner une nouvelle vie.

Privilège d’avoir un endroit à soi.

Ça commence donc demain. Vous serez au rendez-vous?

*toile de Mahesh

Mai 1931

 

En mai 1931, la couverture du magazine McCall’s a été confiée à l’artiste Neysa McMein, qui apporta sa contribution à de nombreuses campagnes publicitaires en plus de collaborer à divers titres à des magazine. À l’époque, il n’en coûtait que 20 cents pour se procurer ce magazine…

En vos mots 1019

  

Le thé est servi et des livres sont posés sur le coin de la table. Est-ce vous que la lectrice peinte par Paul Walter Ehrhardt attend? Lirez-vous à haute voix et à tout de rôle des passages des livres qu’elle a choisis? Ou bien, discuterez-vous de ces livres? À vous de nous raconter en vos mots ce que cette scène évoque pour vous.

Inutile de vous précipiter, vous avez amplement le temps d’écrire quelques lignes. car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Donc, prenez le temps de lire les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier avant tout. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans une semaine.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisnet.

Une histoire de sorcière

  

Pour l’Halloween, rien de tel qu’une histoire de sorcière, non? Et pourquoi pas celle d’une sorcière qui ne fait pas peur, mais qui amuse?

Clafouru se croit la sorcière la plus moche du monde et tire beaucoup de fierté de ce qu’elle imagine être vrai. Oui, elle est affreuse, laide à disgracieuse. Oui, oui. Et probablement la plus moche de toutes les sorcières du monde, grâce aux crèmes et aux potions qu’elle fabrique avec patience et application, lesquelles lui font pousser des poils au visage et lui donnent des boutons. Même son chaudron à qui elle pose la question chaque matin lui répond qu’elle est la plus moche de tous.

Or, tout change du jour au lendemain. Le chaudron fournit à Clafoutu une liste d’êtres plus hideux qu’elle, comme le nasique et le crapaud buffle, ce qui la rend furieuse. Or, ce dernier changera la vie de la sorcière à jamais. Mais je ne vous dirai pas de quelle façon. Pas question que je gâche votre plaisir.

Clafoutu, la sorcière la plus moche du monde est un album léger, sans prétention et plein d’humour. Exactement ce dont j’avais besoin!

Les personnages d’Alice

 

 

 

 

 

Ce samedi, je vous propose de faire connaissance avec les personnages de l’artiste Alice Lindstrom.

Pour l’Halloween

 

Une carte envoyée d’Autriche par Jonathan, 5 ans. Sa maman a écrit le texte, il a choisi les autocollants pour la décorer.

Dix ans

 

Dix ans. Dix ans aujourd’hui. Dix ans que sa demande d’aide à mourir a été exaucée.

Une absence dont je ne guéris pas. Une absence qui prend ses aises et qui devient une sorte de présence tant il n’est pas de jours où je ne pense pas à Lucie. À son rire. À sa passion pour la vie, la musique, le théâtre, la littérature, la gastronomie, les voyages.

Elle est là. Tout près. Quand je regarde mon piano muet. Elle savait si bien interpréter Mozart. Quand je range des livres et que, parmi eux, il y en a un qu’elle m’a offert. Quand je vais au théâtre. Nous avons vu tellement de pièces ensemble. Quand j’improvise une sortie. Elle était la spécialiste des invitations de dernière minute.

Elle est là. Ce matin, en cette minute. Et si souvent. Comme autrefois. Comme avant le cancer au cerveau.

Je ne l’oublierai jamais.

*toile de Mary Fedden

Avez-vous vu mon chat?

  

Une illustration d’Eric Carle, tirée de son album Have you seen my cat?