Un sujet de carte postale dont je ne me lasse pas!
Pour ce nouvel En vos mots, je vous propose de vous installer dans le décor imaginé par l’artiste Niko Sanchez, en espérant que vous trouverez sur les rayons un livre ou deux pour étancher votre soif de découverte et d’évasion, et qu’il vous inspirera.
Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes en plus de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier. C’est avec plaisir que nous vous lirons.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
Quand j’ai découvert les tableaux de Gina Litherland, j’ai tout de suite pensé que chacun d’eux aurait pu donner lieu à une histoire. Une impression que j’ai toujours.
Je les ai gravis il y a plus de quarante ans. Je ne pense pas que je serais en mesure de le faire aujourd’hui en raison de la neuropathier périphérique qui touche mes pieds et me rend moins solide et moins alerte. Mais je l’ai fait!
Et en regardant ces escaliers, je pense à quelques films où il est mis à contribution. Vous aussi?
Les samedis matins ont été à diverses époques de ma vie le moment idéal pour la chasse aux trésors. J’entends par là les tournées que je faisais avec mon amie Hélène des différentes ventes-débarras quand nous étions voisines. On épluchait les petites annonces dans The Gazette, on sortait une carte de Montréal, et on se mettait en route pour une partie de la journée.
Puis, beaucoup plus tard, il y eut les bazars, les marchés aux puces, les librairies d’occasion, lesquels m’ont donné l’occasion de faire quelques trouvailles fabuleuses. Des cartes postales, des livres, des CD, essentiellement.
On ne sait pas qu’on a besoin de quelque chose tant qu’on ne l’a pas trouvé. Hélène avait raison.
*toiles de Benjamin Walter Spiers
J’aime toutes les cartes postales, celles qui datent de 100 ans, rédigées avec une écriture stylisée, celles qui sont moins anciennes, mais qui ne sont pas récentes, comme celle-ci, celles qu’on retrouve dans les musées, les boutiques de souvenirs, les papeteries et en ligne.
Chaque carte postale offre un détail, révèle une anecdote, est un morceau d’histoire, quoi. Et je vous avoue que celle-ci, qui date des années 1960 et met en vedette l’horloge florale de Niagara, me plait énormément. Le décor y est sûrement pour beaucoup, mais la scène elle-même possède ce petit quelque chose d’attendrissant. Peut-être parce que j’imagine que c’est peut-être la première fois que le garçonnet a l’occasion de jouer les photographes. Et si c’est le cas, il doit éprouver la même fierté que celle qui fut la mienne quand mon père me laissa manipuler son appareil photo et m’enseigna à régler la distance et la lumière, en me rappelant de toujours avoir le soleil dans mon dos avant de faire clic.
La beauté demeure le meilleur recours contre l’incertitude. (David Foenkinos)
*illustrations de Bettina Baldassari
La mienne est installée sur un support, tout à côté du piano, qui nécessite d’être accordé. La guitare, quant à elle, a besoin de nouvelles cordes. Mais il y a encore tellement de tri à faire que je ne pense pas être en mesure de pianoter avant un bon moment et encore moins de gratter les cordes.
Tout de même, les instruments de musique font de bien jolies cartes postales!
Comme ce serait agréable d’avoir enfin droit à une journée de calme qu’aucun élément extérieur ne viendrait troubler. Une journée où je n’aurais pas à m’en faire pour toutes sortes de raisons. Où je ne penserais qu’à profiter du jour férié qu’est aujourd’hui.
Mais j’ai dû faire remorquer ma voiture en sortant du bureau hier. Elle ne voulait plus démarrer et divers messages inquiétants sont apparus sur le tableau de bord. J’en saurai plus demain, personne ne travaille aujourd’hui.
Et j’attends toujours la visite du technicien chargé de l’ouverture de ma piscine pour la saison estivale. Je commence même à me dire que je ne me baignerai pas cette année. Tout ça à cause d’un morceau manquant, mais essentiel.
Et je pourrais continuer ainsi. Il y a tant de choses dont m’occuper, et davantage d’imprévues que d’atrendues, ce qui complique mon quotidien. Mais pour l’heure, il fait juste nuageux. Je vais m’installer dehors avant les orages prévus. Avec un livre et une tasse de café. Les problèmes et leur résolution attendront!
*tableau de Gildasio Jardim Barbosa
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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