Lali

25 août 2012

Un roman réjouissant

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:45

Roman publié un quart de siècle après la mort de son auteur, Alvès & Cie, de l’écrivain et diplomate José Maria de Eça de Queirós ou Queiroz, qui a notamment séjourné à Montréal (où un des bancs mettant à l’honneur des écrivains portugais lui est dédié), est un formidable comédie qui n’a rien à envie à certaines pièces de Feydeau où tout est bien qui finit bien quand l’ombre du drame a disparu.

C’est à Lisbonne, dans les beaux quartiers, alors que le XIXe siècle tire à sa fin que Godofredo trouve sa Lulu chérie dans les bras de Machado, son jeune protégé devenu son associé, et cela le jour même de son quatrième anniversaire de mariage. Il lui faut donc sans tarder réagir et prendre une grave décision afin de punir la coupable : la retourner chez son père. Et bien entendu, affronter Machado en duel.

Mais Godofredo ne veut pas tuer Machado. Il ne veut pas mourir non plus. Et puis, ce n’est peut-être pas si grave. C’est ce que disent ses amis qui veulent à tout prix qu’il sorte cette idée de duel de sa tête au même moment où ses employées de maison lui rendent la vie dure parce qu’il a chassé sa femme.

Le tout est d’un burlesque qui séduira même le plus blasé tant ce portrait d’une certaine bourgeoisie à une époque révolue est réussi. Très réussi. Un roman réjouissant. Malgré le drame. Enfin, le presque drame.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire