Lali

14 octobre 2008

Un peu de poésie et de Bretagne 14

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La lectrice de Roderic O’Conor a souri quand elle a lu ces vers de Gérad le Gouic tiré de Fermé pour cause de poésie. Elle a vraiment beaucoup souri, car elle a pensé à quelqu’un qui aurait pu écrire les mêmes mots…

Je finirai bien par croire
que je suis un poète,
j’ai tant de pluies d’automne
dans les lignes de la main,
de déchirures sous les paupières,
tant de filles perdues,
de cendres dans le cœur
pour ne pas être à mon tour oublié.

Dans cette maison captive du soir
que les vents ensemencent,
si je suis un poète de circonstance
j’exige un amour indélébile
comme un crime de sang
sur la conscience.

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