Lali

2 novembre 2007

Réflexions d’artiste

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:33

gorren 5

La peinture vient de l’endroit où les mots ne peuvent plus s’exprimer.[Gao Xingjian]

Et c’est peut-être pourquoi elle me touche tant. Pourquoi elle ne cesse de me toucher et d’appeler mes mots. Même si l’artiste Édith Gorren, qui a peint avec tendresse cette lectrice rêveuse, voit dans mon projet fou d’offrir des toiles à mon écriture et à la vôtre, ce que je n’avais jamais vu moi-même.

C’est donc avec son autorisation que je publie quelques phrases qu’elle m’a écrites. Des phrases qui me touchent :

Lali, Lalique, toute lumière, beauté et transparence.
Quel travail ! Quelle poésie, quel souffle !
Vous êtes en train de fabriquer ce qui manque à l’art contemporain figuratif, un écrin de pérennité, un musée bien au delà du virtuel. C’est ce qui m’a frappée en premier lieu parce que c’est un peu mon cheval de bataille, ma désespérance de la manière dont le mot « contemporain » a été dévié du côté de la « tendance ».

Outre votre grand talent littéraire allié à un goût du beau, votre principal secret est, à mon avis, votre sens de la gratuité des objectifs et de l’altruisme, notion aussi obsolète que le visage humain en peinture à l’heure actuelle. Votre site est une œuvre véritable que vous partagez à cœur ouvert. C’est pourquoi vous avez autant de visiteurs. C’est un lieu où ils peuvent respirer autre chose que la société marchande qui les étouffe.

Ceci pour vous dire que le bonheur et le drame s’exaltent, je n’ai jamais su « peindre triste », seulement chercher à exprimer la profondeur du drame humain par le regard et l’espoir par la beauté et les couleurs. Moi aussi je pense que celui qui regarde un tableau n’a pas à craindre la culture comme un juge suprême, mais s’il veut appréhender l’œuvre dans sa plénitude, il faut qu’il aille plus loin que le stade du joli, c’est ce que votre poésie porte en elle et leur suggère.

Je n’ai jamais eu ce besoin qu’on cautionne ou qu’on valide ce que je fais ou ne fais pas. Mais j’avoue : de tels mots me donnent le souffle qui me manque certains soirs où les toiles restent muettes. Quelqu’une, quelque part, a saisi le sens de cet ambitieux projet d’une galerie dédiée à la lecture, l’écriture et la correspondance, sens sur lequel je ne m’étais jamais arrêtée, toute à mon bonheur d’écrire. Qui ne cessera jamais. Car il me tient en vie.

3 commentaires »

  1. Lali, dans ton « pays » je vais de découverte en découverte et ton bonheur d’écrire est si précieux pour moi, pour nous…

    Merci d’avoir publié les phrases très touchantes d’Edith Gorren.

    Merci Edith Gorren.

    Comment by Denise Rossetti — 2 novembre 2007 @ 10:59

  2. Les mots d’Edith Gorren sont a la fois tendres et justes. Il ont été écrits à l’encre de son coeur.

    Puis c’est tellement vrai que le pays de Lali est un lieu où tout le monde peut venir respirer autre chose, qu’on trouve pas ailleurs. Et chacun repart avec l’idée qu’il a trouvé un peu de son parfum préféré…

    Comment by Armando — 2 novembre 2007 @ 12:32

  3. Oui, c’est le pays des merveilles. J’ai écouté à l’instant avec une amie la voix chaude d’une chanteuse portugaise trouvée chez notre Lali préférée, j’ai découvert un homme de bronze assis sur un banc, j’ai envoyé un lien à une amie sculpteur à Bazas en Gironde, France. Elle s’appelle Anne Vizzavona, son oeuvre est sincère et forte, la terre est son âme belle et torturée, heureuse aussi d’humanité.
    L’adolescente qui lit sur le tableau a grandi, elle aussi a déjà envoyé un message à Lali, nous glissons toutes sur le vent des ondes avec la fulgurance de nos convictions quant au beau et à la vie.
    Il ne manque que les odeurs, la bonne chair et le petit vin de Médoc à partager.
    Merci aussi d’avoir mis le second tableau, c’est un grand rayon de soleil dans ma vie.
    Edith Gorren

    Comment by Edith Gorren — 20 novembre 2007 @ 12:46

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