Lali

8 août 2006

Quand la mort frappe ceux qu’on aime

Filed under: États d'âme — Lali @ 21:37

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Elle nous laisse démunis, qu’il s’agisse de celle d’un proche ou d’un membre de la famille de gens qui nous sont chers. On voudrait trouver les mots qui réconfortent et aucun ne semble exprimer le sentiment qui nous habite. Et là, en cette heure où Patrick a perdu son père et Christel son grand-père, la seule chose que je voudrais faire m’est inaccessible.

Je voudrais, comme quand Gaëtan m’a annoncé la mort de Denis, tout simplement les serrer tous les deux contre moi et ne rien dire; juste qu’ils sentent que je suis avec eux et qu’il n’est pas besoin de dire quoi que ce soit. Mais je ne peux rayer les 6000 km et je n’ai que les mots pour dire que je pense à eux.

Et je n’ai que des mots, peut-être pas les bons, pour dire comme nous le dirons tous que je suis là… Mais je sais d’avance que ni Christel ni Patrick ne montreront leur plaie ouverte ni n’étaleront leur chagrin, et qu’ils laisseront au temps faire son œuvre.

Quelque mort qui traverse notre vie laisse ses marques. L’absence, bien évidemment. Mais aussi tous ces gestes instantanés de prendre le téléphone et qui vont s’arrêter en cours de route. Et toutes ces occasions de se réunir et où celui qui n’est plus là prendra au début toute la place. Puissent ces repas sans lui donner à Patrick et à Christel l’occasion de raconter des anecdotes qui font sourire. C’est ce que je souhaite pour eux. Que le choc passé ils puissent repenser à cette fois où, à cette remarque, à un sourire, aux éclats de rire. Car les heures de bonheur et d’heureux souvenirs sont toujours plus nombreuses que les heures de deuil.

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