Lali

4 juillet 2013

Pour le réalisme, il faudra repasser

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:11

Les critiques parues ici et là dans la presse avaient de quoi allécher quiconque intéressé par les premiers romans. C’est donc pleine de confiance et quasi certaine que m’attendait une écriture nouvelle, fraîche et séduisante que j’ai emprunté Les pieds nus de Marie Simon à la bibliothèque.

Et heureusement que je l’ai emprunté et non pas acheté. Le roman ne tient tout simplement pas la route. Et ce n’est pas parce qu’un roman se voulant poétique et dont le sujet est l’amour absolu que porte une femme à un marin qui a disparu en mer que ledit roman doive faire fi d’un peu de réalisme. Or, pour le réalisme, il faudra repasser. Le livre terminé, le lecteur se demandera de quoi vit la narratrice, et comment elle a pu partir le jour des funérailles en laissant tout derrière elle alors qu’il n’est un mystère pour personne toute la paperasserie que le décès d’un proche entraîne. Il ne comprendra rien non plus à la fête qu’elle organisera après une disparition de plusieurs mois ni à sa façon de se jeter dans les bras d’un autre.

Et pourtant, Marie Simon avait un joli filon au départ que celle de cet amour absolu pour un homme qui a péri en mer et à qui la narratrice s’adresse directement, dans une volonté évidente de voir clair en elle. Mais ça ne marche pas. On n’y croit pas. Ni à elle, ni à lui, ni à cette histoire qu’elle nous raconte. Ni à la vie qu’elle mène, à Biarritz, puis à Paris.

J’aurais pu abandonner la lecture des Pieds nus une vingtaine de fois. Je ne l’ai pas fait. Tant pis pour moi.

Titre pour le Défi Premier Roman

Un commentaire »

  1. Ouh maintenant, quand je n’accroche pas, je lâche relativement vite ! Je laisse une chance à ceux dont je sens que le moment n’était pas propice, mais je me sépare complètement de certains !!

    Comment by Anne — 11 juillet 2013 @ 19:11

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire