Lali

28 septembre 2010

Pari(s) réussi pour Myriam Thibault

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:40

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Est-il encore possible d’écrire quelques lignes sur Paris, je t’aime après ce billet? J’ai pensé que non, puis que oui, puis que non encore. Puis que oui. C’est possible, mais peut-être pas facile. Ce qui ne m’empêchera nullement de vous faire part de mes impressions sur ce recueil de nouvelles d’une auteure qui vient tout juste d’avoir 17 ans.

D’abord, il faut que je vous dise, j’ai eu le privilège de lire avant la publication de Paris, je t’aime la nouvelle intitulée « Une journée boulevard Saint-Germain ». Une nouvelle que j’avais beaucoup aimée et qui faisait que j’avais hâte que ce livre paraisse. Dans celle-ci comme dans toutes les nouvelles qui forment ce recueil, Myriam Thibault fait le tour d’un personnage, l’examine de près, ne le lâche pas d’une semelle. Puis, quand elle en a fini avec lui, elle nous laisse sur une dernière image, une image figée comme peut l’être une photo, une image qui ne nous quitte plus. Une image bien parisienne puisqu’il s’agit ici d’un recueil où Paris est le personnage principal. Paris et ses multiples personnalités, encore plus nombreuses que ses arrondissements et dont seules quelques-unes nous sont dévoilées.

Car raconter Paris et ceux qui y vivent est un projet inépuisable. Patrick Modiano a fait cela toute sa vie, Léon-Paul Fargue le temps d’une longue promenade, Frédéric Andréi le temps d’un film. Les peintres n’ont cessé de le raconter en multipliant les couleurs, les compositeurs de l’aduler, Offenbach le premier, et nombre d’interprètes de le chanter.

Myriam Thibault est elle aussi tombée sous le charme de cette ville qui ne dort jamais, au charme parfois trouble et aux visages inquiétants, voire louches; une ville où certains paradent alors que d’autres s’y perdent. Une ville qu’on quitte parfois ou pour laquelle on quitte tout.

Une ville qu’elle a sûrement longuement arpentée avant d’examiner ceux qui la font vivre ou qui y meurent. Ceux-là qui deviendront sous sa plume des personnages. Des personnages qui ne sont pas sans rappeler ceux qu’on invente, par jeu, assis sur un banc à force de les scruter, de tenter de percer leurs secrets à partir d’un regard, d’un objet, du livre dont l’un ou l’autre tourne les pages, dans la nonchalance de certains gestes ou la nervosité de certains autres, dans un souci du détail qui prend le pas sur le reste. Des personnages que Myriam nous raconte simplement mais de façon si vivante qu’on se plait à imaginer qu’on pourrait les croiser au hasard des rues de Paris.

Une belle entrée en littérature pour cette jeune femme qui a trouvé en Paris une muse.

5 commentaires »

  1. Un livre dont je me réjouis de lire et je prends note…merci Lali!

    Comment by Denise — 29 septembre 2010 @ 9:43

  2. Merci pour ce bel article.

    Comment by Myriam Thibault — 29 septembre 2010 @ 20:33

  3. Tiens j’ai vu dans la concurrence un article (que Denise n’a pas lu d’ailleurs avec pour excuse qu’elle était en vacances) qui parlait aussi de ce livre Paris je t’aime…
    Ça parle de Paris Hilton?… Oh pardon Myriam, c’était pour rire… [en fait je me venge pour Michael Bolton]

    Comment by Pépé de l'Algarve — 29 septembre 2010 @ 20:40

  4. Je suis très touchée, émue, sans voix!
    Merci pour ce merveilleux billet, je suis fière de voir le nom de ma fille figurer chez Lali.
    Bisous, bisous et très douce nuit

    Comment by Kenza — 29 septembre 2010 @ 20:41

  5. Toutes mes félicitations à votre fille Myriam, heureuse maman! Ce n’est pas rien, n’est-ce pas Kenza?
    Avec toutes mes amitiés

    Comment by Denise — 30 septembre 2010 @ 7:27

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