Lali

18 août 2017

Les vers de Medjé 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MAXENCE (Edgar) - 12

Silences lourds de joie

Jamais je n’aurai dit sa soyeuse paupière
Qui sur ma joue épandait sa douceur
Plus perfide à ma chair que le vent, la lumière,
Écartant de leurs doigts la tunique des fleurs.
Je n’aurai pas chanté d’un plaisir qui divague
L’attardement subtil des ailes de sa main,
Sa voix qui haletait comme un reflux de vague
Et dont l’onde roulait mon beau remords demain.
Car il disait : « Il faut que les âmes se touchent,
Que les destins soient épousés. »
Et moi, je songe au contour de sa bouche,
Au cri mouillé de ses baisers,
Et je n’ai point trouvé qu’il y eût en ce monde
Une parole plus sonore et plus profonde,
Qu’au jardin du Bonheur,
L’éboulement charnel de son cœur sur mon cœur!

Medjé Vézina, Chaque heure a son visage

*choix de la lectrice d’Edgard Maxence

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire