Lali

12 avril 2009

Le recueil aux pages jaunies 9

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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C’est chaque fois, émue, que je les vois s’émouvoir quand elles lisent les vers du poète Saint-Denys Garneau. Comme la lectrice de Stan O’Dell, bouleversée par ceux-ci :

On n’avait pas fini de ne plus se comprendre
On avançait toujours à se perde de vue
On n’avait pas fini de se trouver des plaies
On n’avait pas fini de ne plus se rejoindre
Le désir retombait sur nous comme du feu

Notre ombre invisible est continue
Et ne nous quitte pas pour tomber derrière nous
sur le chemin
On la porte pendue aux épaules
Elle est obstinée à notre poursuite
Et dévore à mesure que nous avançons
La lumière de notre présence

On n’arrive guère à s’en débarrasser
En se retournant tout à coup on la retrouve
à la même place
On n’arrive pas à la secouer de soi
Et quand elle est presque sous nous alentour de midi
Elle fait encore sous nos pieds
Un trou menaçant dans la lumière.

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