Lali

7 août 2007

Le livre qu’elle aurait aimé écrire

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:44

alvarez 2

Elle est là, songeuse. Troublée par les mots du livre laissé ouvert. Là, pas loin. Un livre qu’elle n’a pas envie de fermer. Un livre dont elle veut goûter toutes les phrases lentement, sans précipitation. Un livre qu’elle n’attendait plus, auquel elle ne s’attendait pas. Un livre qui lui chavire le corps et l’esprit. Un livre qu’elle aurait aimé écrire.

Un livre dont les mots la tourmentent et la séduisent. Un livre auquel la lectrice de Mabel Alvarez voudrait ajouter des pages, les siennes, et les glisser çà et là, à mesure qu’elles lui viennent. Mais les phrases se dérobent pour le moment. Elles sont pourtant en elle, mais désordonnées.

Il lui faut laisser les phrases s’envoler et vivre hors d’elle. Devenir ce qu’elles doivent devenir. Celles-ci se poseront toutes seules à leur heure. Sur une page ou une autre.

4 commentaires »

  1. Elle voudrait pouvoir lire mais elle ne voit pas les mots, elle voudrait pouvoir regarder ces peintures mais elle ne voit pas les couleurs, elle voudrait … mais elle ne peut pas, elle ne peut pas oublier ce qu’elle vient d’apprendre.
    Aujourd’hui elle est à côté de son livre, son livre préféré, pourtant.

    Comment by Reine — 7 août 2007 @ 16:12

  2. Ou alors les mots qu’elle découvre sont tellement nouveaux pour elle qu’elle n’ose pas les écrire. De peur qu’ils s’égarent …

    Comment by Armando — 9 août 2007 @ 4:01

  3. L’occasion viendra peut-être un jour pour cette lectrice d’écrire quelques pages avec ses mots bien à elle.

    Comment by Denise Rossetti — 9 août 2007 @ 5:54

  4. Je suis persuadé, qu’elle restera là. Pensive, Hésitante.

    Elle qui connait si bien tous les mots s’y perd encore dans l’échelle de ses teintes. Elle aimerait tant trouver le ton juste pour dire les choses. Pour n’avoir plus de fausses notes. Pour ne plus connaître de larmes.

    Ce ton avec lequel on dit « tu es un monstre » et aussitôt le ciel devient rose avec des nuages bleus en forme de cœur et vous voyez des rivières d’enfants courir vers vous. Les bras ouverts et le sourire soleil.

    Comment by Armando — 10 août 2007 @ 4:17

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