Lali

19 mars 2008

L’arôme du café

mc6

Notre amitié est née au détour d’une petite annonce dans la revue Christiane. C’était il y a presque 30 ans. Il fut même une époque où nous nous écrivions tous les jours, où nos lettres se croisaient au-dessus de l’océan. La visite de Saint-Malo, un repas dans une crêperie de Josselin, le lait encore chaud quand elle vivait encore dans la ferme familiale reprise depuis par son frère, l’Île aux Moines un jour de juillet, une promenade dans Paris où nous avions acheté le même pull rose, les rues de Québec et de Montréal où nous avons aussi laissé les traces de nos pas, les poèmes qu’on écrivait et qu’on échangeait. Tellement de souvenirs. De ceux qui ne s’effacent pas et auxquels on revient parce qu’ils sont heureux.

Oui, tous ces poèmes qu’on écrivait sur les coins des tables et qu’on s’envoyait. La plupart des miens sont restés dans des cahiers. Mais mon amie Chantal Couliou ne les a pas laissés dans des carnets.

Et je relisais hier Le chuchotement des jours ordinaires, regards posés sur les traces du quotidien, regards tendres. Et j’ai pensé à cette lectrice de Miriam Cojocaru à laquelle les mots de Chantal collent à la perfection :

L’arôme du café se défroisse
dans la frivolité
d’un matin qui s’éveille.

Un commentaire »

  1. C’est à la librairie que j’ai découvert Chantal Couliou et plus particulièrement « Petits bonheurs » publié au Dé Bleu…

    Décidément nos lectures et amitiés se croisent et se recroisent, pour mon plus grand plaisir…

    Comment by Filleke — 19 mars 2008 @ 9:36

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