Lali

6 décembre 2013

La fille qui n’aimait pas les fins

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:25

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Je ne vais pas y aller par quatre chemins. J’ai eu un véritable coup de foudre pour La fille qui n’aimait pas les fins — les fins des livres. Car Maya ne termine jamais ses livres. Le marque-pages demeure là où s’est arrêtée sa lecture. Pourquoi? C’est ce que nous découvrirons à la toute fin du roman de Matt7ieu Radenac et Yaël Hassan où il est question de Maya, qui a perdu son père il y a trois ans.

Maya, même si elle arrive à le cacher la plupart du temps, n’est pas encore remise de la mort de son père (son héros) qui aimait tant les livres, comme elle les aime aussi, même si elle ne va jamais jusqu’au bout de ceux-ci. Sa rencontre avec un vieil homme qui passe beaucoup de temps à la bibliothèque va changer énormément de choses dans sa vie, autant son regard sur son propre père que le lien qui l’unit aux livres. Cette rencontre va aussi éclairer certaines zones d’ombre de sa propre vie alors qu’elle est en train de vivre de grands bouleversements, sa mère portant un enfant du nouvel homme dans sa vie et Maya découvrant en même temps Internet et l’amour.

En fait, vous aimerez tellement le personnage de Maya que vous regretterez qu’elle ne puisse s’échapper de son livre afin de devenir votre amie. Vous aimerez tellement le vieil écrivain qu’elle a rencontré que vous voudrez l’adopter lui aussi. En fait, vous aimerez tous les personnages et vous désirerez profondément qu’ils soient heureux, que tout aille bien pour eux, que pour une fois Maya se rende à la fin de sa propre histoire. Et comme ça finit bien, vous pousserez un grand soupir de soulagement.

La fille qui n’aimait pas les fins n’offre pas de l’imprévisible (ce serait plutôt le contraire) mais des moments de tendresse et de complicité. En fait, le roman propose tout simplement de changer le cours de l’histoire, de donner une seconde chance à ceux qui n’ont pas pu se dire je t’aime plus tôt et d’apporter espoir et joie aux lecteurs qui seront (tout comme moi) attendris dès les premières pages et souhaiteront qu’il n’arrive que le meilleur à ceux à qui ils se sont attachés.

C’est donc avec un grand sourire qu’on ferme le livre. Heureux. Les livres ne finissent pas tous mal. Ils peuvent même très bien finir.

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

4 commentaires »

  1. Je suis très contente que ce livre t’ait plu, tu en parles très bien !

    Comment by George — 7 décembre 2013 @ 6:30

  2. C’est grâce à toi si j’ai découvert ce livre! Encore merci!

    Comment by Lali — 7 décembre 2013 @ 7:05

  3. J’ai beaucoup aimé ce livre comme tous ceux écrits par Yaël Hassan. C’est un écrivain très proche de la vie. Ses personnages sont attachants. Il s’agit souvent de rencontres entre personnes de génération différente ou de religion différente.
    Un auteur que je suis depuis plusieurs années.

    Comment by Philippe D — 7 novembre 2014 @ 3:01

  4. C’est drôle, je connais un gars qui n’aimait pas les fines… comme quoi, à chacun sa chacune…

    Comment by Armando — 9 novembre 2014 @ 7:33

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