Lali

3 juin 2011

Il vaut mieux lire qu’entendre ça 13

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Pas de bonjour. Comme d’habitude. Une feuille tendue pour que je révise l’orthographe. Et puis, avant de partir :
-Je me disais qu’on pourrait manger ensemble.
-Hum, oui, ai-je fait, un peu laconique.
-Je vais t’envoyer une invitation quand j’aurai examiné mon agenda.
-OK, ai-je continué sans plus d’enthousiasme.

L’invitation est arrivée quelques jours plus tard. Le lieu, le jour, la durée, tout était clairement indiqué. Il suffisait d’accepter. J’ai oublié de le faire. Volontairement. Je l’admets. Pourtant, c’est si simple de répondre à une invitation Outlook.

Mais je n’aime pas cette façon qu’elle a eue — qu’elle a toujours — de s’imposer. Je n’aime pas qu’on choisisse à ma place. Le moment comme l’endroit. Était-ce si compliqué de traverser un couloir pour qu’on fasse ensemble ce choix?

Ce midi-là je suis sortie lire ailleurs. Nul ne savait où j’étais.

*toile de David Oyens

2 commentaires »

  1. Pas toujours facile les relations de travail… De mon côté, je déteste les gens qui ne disent pas bonjour ! J’ai un collègue comme cela, qui ne dis jamais bonjour mais qui semble toujours surpris lorsque l’on fait pareil… Etonnant non ?

    Comment by Margotte — 4 juin 2011 @ 3:47

  2. héhé 🙂 en général, ce sont effectivement des gens qui « cumulent »: ne pas dire bonjour, profiter de votre orthographe, décider à votre place 🙂

    Comment by Adrienne — 5 juin 2011 @ 6:52

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