Lali

31 mars 2014

Entre suspense et roman tout court

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 21:12

terreur

Avec le premier volet de ce qui s’annonce comme une trilogie se déroulant à Vancouver, Jacqueline Landry, Saguenéenne d’origine exilée depuis plus de cinq ans à l’autre bout du pays, signe un roman réussi qui mêle habilement les ingrédients d’un roman policier et d’un roman psychologique.

Ceux qui ont suivi la série canadienne Da Vinci’s Inquest (Coroner Da Vinci, en français) trouveront une certaine ressemblance entre ce qui se dégage de cette série et l’atmosphère qu’on trouve de Terreur dans le Downtown Eastside, ce qui n’était pas pour me déplaire.

Je me suis donc laissée prendre par cette histoire de meurtres en série où nous croisons des personnages parfois troublants et à tout le moins troublés, en quête d’une autre vie, traqués ou en fuite, jamais banals et toujours, malgré tout, attachants, grâce aux portraits que fait d’eux Jacqueline Landry, sans les embellir ni leur donner le beau rôle.

Il y a là des prostituées, un sans-abri, un chef de gang, des enquêteurs, toute une galerie de personnages ou de figurants, et plus particulièrement un policier de la GRC et sa famille, lesquels se trouvent au cœur de leur propre drame à mesure que se déploie l’enquête sur laquelle tous les citoyens de la Colombie-Britannique et d’ailleurs auront les yeux braqués.

J’avoue que le tout tient très bien la route. C’est ficelé à souhait, solide, avec juste assez de détails pour que le lecteur ne perde pas de vue l’essentiel. Mais, au départ, j’ai eu beaucoup du mal avec la construction. En effet, il n’est pas rare dans le premier tiers du roman que le lecteur passe d’un personnage à l’autre sans transition, ce qui déboussole et nécessite parfois une relecture du ou des paragraphes qui précèdent. Un saut de ligne aurait grandement évité ce problème de coq à l’âne qui s’estompe par la suite. Un lecteur averti de ceci sera moins agacé que celui ne le sachant pas.

Ceci dit, le premier roman de Jacqueline Landry devrait captiver les lecteurs de polars, lesquels s’attendent à des personnages bien campés, un rythme haletant et des rebondissements, et non pas à des qualités littéraires remarquables.

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