Lali

19 septembre 2021

En vos mots 752

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite à lire, il est temps de vous proposer autre chose. C’est sur une illustration d’Éva Chatelain que s’est arrêté mon choix.

Il faut vous dire que j’ai eu un véritable coup de cœur pour celle-ci. Est-ce parce que certains jours j’aimerais avoir un chat pour me tenir compagnie? Peut-être. Mais je n’aimerais pas devoir le priver de vivre sa vie de chat, soit celle de gambader dans l’herbe et d’enquêter avec curiosité sur son voisinage. Je me contente donc de suivre les aventures des chats de mes voisins du haut de mon balcon.

Cette illustration vous inspirera-t-elle? C’est ce que nous saurons dans une semaine et pas avant, au moment de la validation des commentaires. Vous avez donc amplement le temps le temps de faire connaissance avec la lectrice du jour et d’écrire quelques lignes.

D’ici là, bon dimanche. Et surtout, profitez bien des dernières heures de l’été.

2 commentaires »

  1. L’une bouquine
    L’autre ronronne.
    Chatte rouquine,
    Chez Anémone.

    Sur son épaule
    Le chat endormi
    Chez Marie-Paule
    Qui chaque jour lit.

    Lali s’amuse
    Depuis son balcon.
    Du jeu de ses muses:
    De charmants chatons.

    Comment by anémone — 24 septembre 2021 @ 14:15

  2. Cette nuit, je n’ai pas dormi. Une nuit blanche de plus qui s’additionne à la longue liste de mes nuits blanches.

    Madame Gertrude a eu un malaise vers 10 heures du soir. C’était l’heure à laquelle je m’apprêtais à aller me coucher. J’avais choisi ma lecture de chevet. L’étoile errante de Le Clézio.

    C’est alors que les sirènes ont éveillé ma curiosité. L’ambulance s’est garée devant la porte d’entrée et un bourdonnement de voix anxieuses m’a traîné jusqu’à mon étage. J’ai mis mon pantalon et je suis descendu au rez-de chaussée. Le besoin de me sentir utile. Madame Gertrude était tout de même la seule voisine avec qui j’échangeais plus que les mots simples et cordiaux qu’on se dit entre voisins.

    – Vous êtes de sa famille?
    – Non!…
    – Soyez gentil, ne restez pas comme un curieux. L’affaire est grave. Laissez-nous travailler.
    – Mais je suis…
    – Monsieur, s’il vous plait, on est débordés.
    Et la porte qui se ferme à moitié.

    J’entends des mots hachés. Puis, un monocorde merde. « On l’a perdue…. C’est fini. Quelqu’un peut prévenir la police? »

    Cette nuit, je n’ai pas dormi. J’ai levé les yeux au ciel parsemé d’étoiles errantes, comme si je pouvais voir Madame Gertrude s’en aller, paisiblement.

    Aux premiers éclats de l’aurore, Roumiya, son chat est venu se frotter contre moi. Il avait l’air triste et apeuré. Madame Gertrude était toute sa famille.

    Comment by Armando Ribeiro — 25 septembre 2021 @ 7:45

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