Lali

18 juillet 2021

En vos mots 745

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

J’ignore si la jeune artiste finlandaise Ronja Kääriäinen a peint autre chose que cette bibliothèque devenue une carte postale éditée par sa mère et offerte dans la boutique en ligne de celle-ci.

Je sais seulement que dès que j’ai vu cette bibliothèque, j’ai tout de suite eu envie de vous la proposer afin que vous la racontiez en vos mots.

Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse le temps de lire les textes déposés sur la toile de dimanche dernier et d’écrire quelques lignes en rêvassant devant ces livres.

D’ici là, bonne semaine à tous, et courage à mes amis de Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas.

2 commentaires »

  1. Il faisait sombre dans la bibliothèque.
    On y entrait toujours curieux, à pas feutrés.
    Elle était pour nous la plus belle du Québec,
    Toute connaissance y étant concentrée.

    Nous y allions tout seul ou bien en groupe.
    Nous y trouvions tout ce que nous y cherchions.
    Nous y avions toujours le vent en poupe.
    Elle nous était un véritable bastion.

    Elle nous était, telle une forteresse,
    Un appui, un recours, une protection,
    Un réservoir d’inépuisable sagesse,
    Réponse à nos infinies questions.

    Comment by anémone — 23 juillet 2021 @ 15:48

  2. Cette année-là, je prétendais ne pas aimer la musique classique. Avec la certitude arrogante des gens que ignorent tout de la beauté du monde.
    Je me souviens avoir entendu, pour la première fois, A whiter shade of Pale à la radio. Je suis tombé amoureux de cette musique au point d’être ému sans vraiment comprendre pourquoi.
    C’est à maitre Paul, qui a guidé mes premiers pas dans les arts graphiques, que j’ai parlé de ma découverte qu’il prétendait ne pas connaître.
    Deux ou trois jours après, il est venu, accompagné d’un mange-disques, d’un 45 tours et d’un grand vinyle qui me semblait sorti du fond des âges.
    Et nous avons écouté ensemble A whiter shade of Pale. Et j’étais heureux. Puis il m’a dit, avec son air chaleureux, « Tu sais, c’est beau, mais ce n’est que du Bach… »
    Bach?… C’est qui, Bach?… Pour moi, ce n’est qu’un inconnu, lui ai-je dit.
    Tu découvriras que ce l’inconnu peut nous offrir, m’a-t-il répondu en réajustant son mange-disques à la bonne rotation pour me faire entendre Air on the G String from Orchestral Suite no. 3 in D major, BWV 1068.
    J’étais trop ému pour pouvoir le remercier, il était trop heureux pour faire des commentaires.
    À la fin de l’année scolaire, il est venu avec Le Petit Prince en guise de cadeau pour avoir bien travaillé, et dans lequel il avait ajouté ces quelques mots : « L’inconnu est un livre qu’on ose ouvrir et que devient un ami fidèle. »
    Un demi-siècle de vie plus tard, il m’arrive de regarder les livres qui dorment dans les étagères et je pense à maitre Paul. À Procul Harum. A Bach. Et à tous ces inconnus qui ont embelli ma solitude…

    Comment by Armando — 24 juillet 2021 @ 7:26

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