Lali

30 août 2020

En vos mots 699

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

À l’heure où je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur l’illustration de dimanche dernier, que je vous invite à lire, je vous propose de faire vivre à votre façon cette illustration de l’artiste Jimena Tello, bien différente de tout ce que j’ai pu vous offrir jusqu’ici.

Saura-t-elle vous inspirer? C’est ce que nous saurons dimanche prochain et pas avant, alors que tous les textes reçus seront validés en bloc.

D’ici là, profitez bien de ce dernier dimanche d’août. L’automne est à nos portes.

3 commentaires »

  1. Je n’ai pas encore atteint le fond de la malle aux trésors. Dans le cabanon au fond du jardin familial, parmi les planches à évacuer, un rectangle de bois solide percé aux quatre angles. Mais qu’est-ce donc ?
    Et doucement, un souvenir a refait surface. La balançoire qu’installait notre père lors de nos sorties dominicales, lorsque le coffre contenait les couvertures et les victuailles pour le pique-nique familial. Il y avait également la balançoire, planche et grosses cordes, lesquelles, après plusieurs tentatives vers la branche solide choisie, redescendaient à la bonne hauteur.
    Si j’aimais me balancer longuement, j’aimais également basculer, les jambes retenant bien la planche et le buste penché vers l’arrière, les bras ballants et les yeux s’enivrant du bleu du ciel.
    Trop tard, désormais, pour m’essayer à imiter l’acrobate trapéziste de cette illustration : pas née pour être artiste circassienne !

    Comment by LOU — 30 août 2020 @ 11:23

  2. La ligne divise la mer et le ciel s’efface, tout doucement. En dédaignant le temps qui passe. Avec un sourire. Bientôt les derniers soupirs roses du soleil seront engloutis par la mer. Encore quelques heures et des ombres anonymes viendront contempler le reflet des lumières dans les eaux du Tage. C’est beau toutes les petites étoiles qui ne cessent de danser. Nonchalantes et silencieuses. Parfois le frisson d’un bateau au large les agite, dans une joie contagieuse, qui fait renaitre le regard ébloui de l’enfance. Puis, quelques instants après, la nonchalance revient. Cadencée. Belle. Hypnotisante. Paisible et monotone.

    Je peux tout oublier pendant des heures. Ce que je vois me suffit. Ce que je vois me rend heureux.
    La nuit, dans les eaux du Tage, je peux voir tout ce que je croyais avoir oublié.

    Un sourire de l’enfance. L’ensorcellement d’une nuit au cirque. Un funambule qui s’amuse. Un tendre amour de jeunesse. Un roman de Makine. Les couloirs d’hôpital. Des amitiés égarées. Une chanson de Peyrac. Le doux souvenir d’un baiser. Des rencontres sans lendemain. La lune de Montréal…

    … puis, tout doucement, les étoiles s’effacent. La ligne divise la mer et le ciel se redessine aux premiers sourires du soleil. En dédaignant le temps qui passe.

    Comment by Armando — 31 août 2020 @ 1:24

  3. Elle aimait parfois un peu perdre pied
    Et quitter la terre, un peu s’envoler,
    Pour voir les nuages jusqu’à les toucher,
    Plus près du soleil, mais sans se brûler.

    Donc de temps à autre, elle se lançait,
    En équilibriste expérimentée,
    Une brise tendre et douce la poussait,
    Et elle se sentait mollement portée.

    De sur son trapèze dans les airs lâché,
    Elle gardait plaqué contre son petit nez
    Ni masque, ni visière, ni foulard noué,
    Mais tout simplement son livre préféré .

    Comment by anémone — 5 septembre 2020 @ 16:59

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