Lali

26 juillet 2020

En vos mots 694

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Si j’ai choisi cette aquarelle pour que vous la racontiez en vos mots, c’est parce que j’ai tout récemment découvert que l’écrivain allemand Hermann Hesse, lauréat du prix Nobel de littérature en 1946 et auteur de Siddharta, était aussi artiste-peintre.

On lui doit d’ailleurs cette scène livresque empreinte de douceur dans laquelle on aurait envie de s’installer. Le ferez-vous? Qu’y lirez-vous?

C’est ce que nous saurons dans sept jours au moment de la validation des textes déposés, et pas avant. Ce qui vous laisse amplement le temps d’inventer une histoire, d’écrire quelques vers et de lire les textes inspirés par l’illustration de dimanche dernier, et même de commenter ces derniers si vous en avez envie.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à ceux qui les lisent!

5 commentaires »

  1. Je connaissais les aquarelles de Herman Hesse, j’en ai montré sur T&P, mais je n’avais jamais vu cette douce nature morte aux livres – hop, pour ma galerie virtuelle ! Merci, Lali, et bonne semaine.

    Comment by Tania — 27 juillet 2020 @ 4:40

  2. Nous voilà dimanche. Une belle journée. Aussi ensoleillée que peut être une journée chaude et bouillante du mois d’aoüt. Tout le monde semble heureux. Ou, tout au moins, se croit heureux.

    Les enfants courent et crient. On sent l’odeur des grillades, de l’huile d’olive et du romarin. L’alcool aidant, les rires s’envolent haut, encouragés par les blagues insipides que Soares aime tant raconter. Papi sommeille, tante Mathilde demande si quelqu’un a une idée pour « enjeux » en cinq lettres tandis qu’Ivonne d’un air dépitée lève les yeux au ciel, en gémissant : « Maman, arrête deux minutes avec tes mots croisés, et viens m’aider… »

    C’est ainsi. On n’y peut rien. Rien ne change. La grand-mère. La fille. La petite-fille qui, à son tour, reprendra le rôle de sa mère et se fatiguera, elle aussi, lorsque sa mère lui demandera quelle est la capitale des îles Hawaï en huit lettres, juste au moment où cette dernière sera absorbée par les derniers préparatifs d’un repas de famille qui est devenu, au long des années, plus une corvée qu’un plaisir et lèvera, elle aussi, les yeux au ciel d’un air désabusé et fatigué.
    Un peu à l’écart, j’observe ce qui me rappelle une affiche de Norman Rockwell, avec ses airs de bonheur sans goût, d’une famille qui se retrouve, chaque dimanche, plus par obligation que par tradition.

    Je pense à ma petite Manon, partie trop tôt. Qui s’est laissée mordre par le serpent du désespoir puisque sa vie ne lui semblait avoir d’autre issue que l’envol vers les papillons noirs de l’inconnu. Surement moins pénible que la laideur du temps qui passe. Elle ne le saura jamais.

    Sa chambre est désormais vide. Le silence a pris ses quartiers et semble s’être installé pour longtemps. Et ma tristesse lui tient compagnie.

    Comment by Armando — 29 juillet 2020 @ 23:54

  3. Le loup des Steppes était en chemin
    Vers le jeu des perles de verre.
    C’était l’enfance d’un magicien,
    Et d’un Goldmund qui toujours erre.

    Dans la petite bibliothèque
    Se côtoyaient quelques héros
    Dont les contenus intrinsèques
    Singeaient tous ceux du maestro.

    Ainsi parlaient Zarathoustra,
    Demian, Sinclair, et puis Klingsor,
    Peter, Narcisse et Siddharta:
    Hermann Hesse n’était pas mort!

    Comment by anémone — 31 juillet 2020 @ 19:00

  4. J’ai été très surprise de découvrir cette aquarelle de Hermann Hesse, aux couleurs pastels très douces. Merci chère Lali pour cette découverte!

    Comment by anémone — 2 août 2020 @ 8:07

  5. Le repas de midi (enfin pris plus tard), la vaisselle faite, les volets baissés. Un grand verre rempli d’un volume de café frais pour deux d’eau fraîche, complété de glaçons : direction la banquette. Poser le verre sur la petite table, vérifier que le livre à lire est, là, à portée de main, le mouchoir aussi.
    C’est l’été, et l’attrait d’une sieste quémande une pause.
    S’étendre, ouvrir le livre, lire une page, passer à la suivante. Puis cligner des yeux, entendre son souffle ralentir, les paupières deviennent lourdes.
    Une heure après, la fraîcheur de l’air brassé par la climatisation me réveille. Où suis-je ? Ben là, une fois de plus, ma lecture n’a avancé que d’un saut de puce.
    40° à l’extérieur. Cela explique tout.
    Les glaçons ont fondu, le verre est près pour être savouré.

    Comment by Lou — 2 août 2020 @ 8:21

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