Lali

19 juillet 2020

En vos mots 693

Filed under: Ce que mots vous inspirent,En vos mots — Lali @ 8:00

Certaines illustrations séduisent d’emblée. C’est le cas de celle-ci, signée Peter Carnavas. Est-ce parce qu’il est peut probable d’être en mesure de transporter autant de livres à la fois ou parce qu’il me serait bien difficile de le faire malgré toutes mes années en tant que libraire?

La réponse vous appartient puisque je vous propose de raconter en vos mots ce que cette scène évoque pour vous, en vers ou en prose, comme vous le faites si bien semaine après semaine depuis plus de 13 ans.

Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse le temps de nous concocter une histoire et de lire celles qui ont été déposées sur la scène livresque de dimanche dernier.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 commentaires »

  1. Pour la nième fois, je déménage ! Je ne compte plus, mais j’espère bien que ce sera la dernière fois.
    Enfin, j’ai ma pièce : celle consacrée aux livres et à la peinture. Les livres ont été rangés par thème et pas encore par auteur.
    J’entends encore la voix paternel s’étonnant de la quantité de livres que j’avais soigneusement rangés dans des cartons. La culture « ça pèse » surtout lorsqu’il faut descendre trois étages.
    Toute une étagère accueille les livres « à lire ». Quel plaisir de feuilleter les plus anciens, ceux que j’ai lus et relus. Ceux qui ont bercé mon enfance de doux rêves, ceux lus sur recommandations des professeurs de lycée. Ceux oubliés mais vite reconnus. Ceux dont on ne sait plus le sujet.
    Le fauteuil profond m’attend pour que je puisse, comme enfant, me plonger dans les mots et oublier ma vie autour.

    Comment by LOU — 19 juillet 2020 @ 11:53

  2. c’est pour quoi faire ?
    Pour caler les pieds de la table !

    Comment by 10Douze27 — 19 juillet 2020 @ 16:03

  3. Elle est finie l’école,
    On rapporte les cahiers,
    Toute la famille s’y colle,
    Voilà les mois d’été.

    Nous partons en vacances,
    Avec les piles à lire,
    Car elles sont en substance
    Ce qui peut nous nourrir.

    Affalés aux terrasses,
    Ou bien tout en marchant,
    Quand le soir nous embrasse,
    Et le jour dans les champs,

    Nous lirons tant et plus
    Que nos yeux le pourront,
    Et tous ces livres lus,
    Nous les engrangerons.

    De sorte qu’en septembre,
    Nous ne serons pas frustrés
    Quand nous devrons reprendre
    L’école et les cahiers.

    Comment by anémone — 24 juillet 2020 @ 11:30

  4. C’est en écoutant Ana pleurnicher et dire qu’elle n’aimait pas lire, parce que lire était une perte de temps, que l’idée m’est venue.

    J’ai eu l’imprudence d’affirmer que, vu sa passion pour la lecture, il n’était guère étonnant qu’elle ait de piètres résultats scolaires. Et encore plus que ses messages textes soient incompréhensibles alors qu’elle arrivait à faire une faute d’orthographe dans chaque mot, du moins dans ce qu’elle appelait un mot, qui n’était qu’un ramassis hasardeux de lettres sans défense, honteuses de faire partie d’un tel message.

    Sa mère m’a trouvé un peu dur. Comme d’habitude.

    Et comme d’habitude, elle m’a soufflé que « tous les jeunes sont comme ça de nos jours ». La lecture ne fait pas partie de leurs préoccupations, paraît-il.

    Je n’ai pas soulevé le fait que tous les jeunes ne triplent pas leur année scolaire. Ç’aurait été une perte de temps. Un gâchis.

    Dès le lendemain, j’ai appelé quelques bons amis et je leur ai parlé de mon idée de créer une bibliothèque de quartier. On se sait jamais. Quelques jeunes bizarres pourraient s’éprendre de la lecture.
    Marc a ri aux éclats. « Toi, mon frère ton ironie cache une rancune mal digérée. Faudra que tu me racontes un jour. En attendant, c’est parti pour la bibliothèque. »

    Avec la complicité de Géraldine, de Christine et d’Andrea, nous avons recueilli des livres oubliés dans nos caves, greniers et étagères. Pour certains, c’étaient des reliques de leur enfance qui allaitent respirer à nouveau.

    Le garage désaffecté du vieux Leonel a fait office d’espace public de lecture. Du coup, lui qui s’ennuyait comme un retraité sans ambition a été nommé chef bibliothécaire. Cela lui donnait la lourde responsabilité d’ouvrir et de fermer son garage. Il lui aura suffi de quelques semaines et il n’était plus ce vieux triste qui attendait que les heures s’engouffrent dans l’oubli en attendant l’arrivée d’un nouveau jour exactement pareil à celui de la veille.
    Les enfants eux ont pris l’habitude de s’échanger les livres entre eux et il leur arrive de demander à leurs parents d’offrir leurs vieux livres à la bibliothèque à laquelle nous avons oublié de donner un nom, mais qu’ils appellent La bibliothèque de Papi Leonel et ses amis.

    Pour ce qui est d’Ana, je lui ai offert Le Petit Prince et je lui ai prié de venir m’en parler lorsqu’elle en aurait terminé la lecture. La semaine dernière, j’ai eu un message de sa part : J’pas enkore lu le bukin, ma j’vé l’fére… biz…

    Comment by Armando — 25 juillet 2020 @ 4:00

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