Lali

28 juin 2020

En vos mots 690

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Comme nous avons été en mesure de souligner avec peu d’éclat et en petit comité les 60 ans de mariage de mes parents, j’ai choisi pour vous cette scène peinte par l’artiste Edmund Leighton Blair où le registre occupe une partie de la scène afin que vous la racontiez en vos mots.

Aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, comme le veut l’habitude. Vous avez donc sept jours devant vous pour donner vie à cet tableau et lire les commentaires déposés sur l’illustration de dimanche dernier.

Quand nous nous retrouverons, ce sera déjà juillet… D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 commentaires »

  1. Elle apposa sa signature:
    Il semblait être son destin
    De calfeutrer sa vie future
    Par un sceau sur un parchemin.

    Elle aurait une progéniture,
    Quelques gamines et gamins.
    Elle ferait des confitures,
    Et aurait peut-être un jardin.

    Il n’y aurait d’autre aventure
    Que des repas entre cousins,
    Et un peu de villégiature
    Dans un département voisin.

    Parmi les travaux de couture,
    Elle broderait quelques coussins,
    Et dans son monde miniature,
    Elle chercherait son chemin.

    Une vie sans fioritures,
    Mais parmi tout le tracassin,
    Elle espérait en la lecture
    Pour échapper au quotidien.

    Comment by anémone — 3 juillet 2020 @ 10:24

  2. Depuis dix bonnes minutes que je suis là, debout, comme un ado puéril, sans arriver à me décider entre la cravate à la Bécaud ou la distrayante cravate à fleurs, qui respire le printemps et les années « paix et amour », si chères à un mouvement qui croyait au pouvoir des fleurs. All you need is love chantaient-ils, heureux de croire que le monde allait changer.

    C’est drôle, mais je viens de me rendre compte que je n’arrive pas à avoir un souvenir triste. Je ne me l’explique pas, mais je n’ai jamais eu de telles pensées auparavant. Peut-être parce que je n’ai jamais été malheureux. Certes, quelques peines de cœur, à l’âge magnifique où l’on confond encore amour et attirance.

    Je parle de ce souvenir qu’on dit unique. Celui d’un bateau fragile et incompris, perdu sur une mer agitée par des souvenirs heureux. Ce souvenir impérissable qu’on aime bien raconter, à la fin d’une fête de famille, et qui, s’embellit au fil des ans. Une punition. Un hurlement. Une correction. Quelque chose qui puisse avoir l’esquisse d’un reproche. Et rien.

    Ce souvenir-là je ne l’ai pas. Je suis presque déçu.

    Ne me viennent que des images douces et heureuses. Tendres et affectueuses. Des regards protecteurs. Des sourires d’encouragement.

    Je me dit qu’ils m’ont toujours désiré. Déjà même avant de se connaître. Et de s’aimer. Depuis 60 ans. Mes parents et nous allons fêter les 60 ans de leur mariage. Je dis bien « Nous ». Puisque c’est cela une famille.

    Ça y est. C’est décidé. Au diable les cravates. D’ailleurs je n’en porte jamais.

    Comment by Armando — 5 juillet 2020 @ 2:25

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire