Lali

21 juin 2020

En vos mots 689

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Comme c’est aujourd’hui la Fête de la musique en même temps que la première journée de l’été, j’ai choisi pour vous ce lecteur mélomane de l’illustratrice britannique Georgie Fearns afin que vous le racontiez en vos mots.

Prenez le temps de profiter du décor et de découvrir ce qu’il écoute et lit. En effet, aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse amplement le temps de faire connaissance avec lui avant d’écrire quelques lignes. Et de lire les textes déposés sur la magnifique aquarelle de dimanche dernier.

D’ici là, profitez du beau temps, ce que je je compte faire pour ma part. L’ordinateur du bureau demeurera éteint jusqu’au 29 juin.

Bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à ceux qui les lisent.

2 commentaires »

  1. Premier jour des vacances,
    Premier jour de l’été.
    Jouer une romance,
    Ou plutôt l’écouter.

    Premier jour de vacance,
    Enfin la liberté
    Avec les flots qui dansent,
    Tout à proximité.

    Premier jour de confiance:
    A nouveau exister.
    Journée de renaissance
    Et de félicité.

    Premier jour d’émergence,
    Et de simplicité.
    Premier jour de présence
    A soi réinventée.

    Comment by anémone — 27 juin 2020 @ 5:42

  2. J’attendais mon tour chez Paolo. Un brouillant et jovial coiffeur italien, qui aurait dû choisir comme métier celui d’orateur.
    C’était incroyable son besoin de ne jamais se taire. Tout y passait. Ou presque. Jamais la politique. Par contre, le football dont il avait une interprétation très personnelle des règles, était son thème favori. C’était d’ailleurs chez lui que j’apprenais les derniers nouvelles de ce sport qui me laissait aussi apathique que le portrait de Mona Lisa regardant une foule de curieux se bousculer pour la prendre en photo.
    Heureusement qu’avec les années j’avais réussi à déconnecter de ce qui m’entoure. Une technique que j’avais apprise lors d’une formation « erre hache », comme les gens dits branchés aimaient le dire.
    Je fixe un point quelque part et je me laisse emporter par quelques pensés plaisantes, et, au bout d’un moment, la voix de Paolo n’est qu’un son déformé, au loin, aussi imperceptible qu’une vague épuisée qui échoue sur le sable doré d’une plage déserte, qui n’effraie même pas les goélands de bord de mer.
    Ce jour-là mon regard s’était accroché à une sorte de poster-carte postale d’un Robinson des temps modernes tenant contre lui un bouquin et laissant trainer près d’un gramophone deux ou trois vinyles inconnus.

    Je me suis dit que le poster devrait dater de la fin des années 1950, puisque si la chemise hawaïenne qui a connu son heure de gloire dans les années 1980, est née dans les années 1930, le disque vinyle n’avait été développé qu’à partir de 1951. Un doute subsistait cependant dans mon esprit. Le gramophone, crée par Berliner en 1887, ne pouvait reproduire que des disques 78 tours, ce qui reviendrait à dire que, dans ces conditions, la représentation de ce poster pourrait couvrir une large période difficile à préciser.
    Toutefois, ce qui m’amusait d’avantage c’était d’imaginer à quoi ce foutu gramophone, posé comme ça, sur le sable, pouvait bien être raccordé…

    C’est ton tour!… C’est à toi!… Armando!… Ar-man-do!…

    D’un coup, je suis descendu de mon nuage. J’ai regardé Paolo avec un sourire et en guise de justification, je lui ai dit : « Ton poster est marrant, mais je me demande comment peuvent sortir des notes de musique du gramophone puisqu’il n’est branché nulle part. »
    Étonné, Paolo a fait silence. Il m’a dévisagé. Puis il a regardé son poster. En silence. Et au bout de quelques secondes, il m’a balancé :
    « Comment ça, Armando, il n’y a pas de musique dans mon poster?… Tu es sourd?… Écoute… Écoute bien… Il faut juste un bon coup de manivelle et voilà, tu vois… Écoute… et il s’est mis à chanter :

    Arriverdeci, Rome
    Gooodbye, goodbye to Rome
    City of a million moonlit faces
    City of a million warm embraces
    Where I found the one of all the faces
    Far from home
    Arriverderci, Roma
    It’s time for us to part
     »

    Et, dans mon esprit, la voix chaude et irremplaçable de Dino Martin :

    Save the wedding bells for my returnin’
    Keep my lover’s arms outstretched and yearnin’
    Please be sure the flame of love keeps burnin’
    In her heart
    Arriverderci, Roma
    It’s time for us to part

    Comment by Armando — 28 juin 2020 @ 3:57

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