Lali

7 juin 2020

En vos mots 687

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que vous invite d’ailleurs à lire, il est temps de vous proposer autre chose à vous mettre sous la dent afin que vous puissiez donner libre cours à votre imagination.

C’est sur une illustration de David Plunkert que mon choix s’est arrêté, en espérant que ce livrovore vous inspira quelques lignes. Nous vous lirons dans sept jours, et pas avant, car ce n’est que dimanche prochain que tous les commentaires seront validés.

D’ici là, bon premier dimanche de juin et bonne semaine à tous!

2 commentaires »

  1. Livrophore il était de métier,
    Livrovore dans l’intimité.
    Il portait des livres par paniers,
    Et lisait sans jamais s’arrêter.

    Comment by anémone — 13 juin 2020 @ 12:57

  2. Je suis persuadé que, dans le grand livre de l’existence, nos vies avaient été préalablement écrites à quelques pages de distance sans jamais se croiser. Et que nous aurions continué à trainer nos existences suffisantes, chacun de son côté, sans jamais s’inquiéter de l’absence de l’autre.

    Pourtant, sans qu’on sache pourquoi, il y a un carrefour inattendu où le hasard semble avoir apprivoisé l’indomptable horloge du temps, pour provoquer des rencontres que nul destin n’aurait écrit avant l’heure. Par manque de talent ou d’imagination sans doute.
    C’est ainsi que, ce jour-là, enjolivé par un après-midi d’inépuisable ennui, Marc est rentré dans ma vie, sourire aux lèvres, en me demandant si j’aimais lire.

    Je me souviens que ma réponse dépitée a eu le don de l’encourager, et il m’arrive souvent de l’entendre faire fi de ma réponse et me répondre c’est dommage parce que lire te permettrait de voyager, de réfléchir sur l’absence des choses, de faire des rencontres improbables et inattendues. Lire te permettrait d’embellir tes rêves et d’être seul mais imprégné du monde qui a été, de celui qui passe et prépare l’imperceptible naissance du monde de demain qui est déjà dans nos cœurs.

    Je l’ai écouté sans dire un mot durant des heures. Il avait comme une urgence de mots en fuite. Des mots au bord des larmes. C’était un diseur de livres.

    Et il m’arrive, lorsque je prends un livre au hasard dans l’étagère, de suspendre le temps qui passe pour lui adresser une pensée tendre et penser à ces instants jamais écrits d’avance, mais qu’on garde au fond de nous comme un trésor secret.

    Comment by Armando — 14 juin 2020 @ 4:08

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