Lali

31 mai 2020

En vos mots 686

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Un sanglier sur la Croisette, des renards dans des centres-villes, un orignal dans une piscine d’Ottawa, une baleine à bosse dans le port de Montréal. Les animaux, profitant du confinement et de certains endroits totalement désertés, s’en donnent à cœur joie et s’aventurent là où on ne les voit pas habituellement.

Mais un drôle d’oiseau dans le salon de la lectrice imaginée par Hasti Radpour… Comment a-t-il pu se retrouver là? À vous de nous le dire, en vos mots, comme vous le faites semaine après semaine, régulièrement ou ponctuellement. Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous donne plus que le temps de lire les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier, de la commenter, et d’écrire quelques lignes.

C’est avec joie que nous vous lirons dans une semaine. D’ici là, profitez du beau temps s’il est au rendez-vous. Juin débute dans quelques heures!

2 commentaires »

  1. Elle découvrait l’histoire
    De toute son ascendance,
    Dans une oeuvre de mémoire,
    Touchant à la transcendance.

    Le livre était si beau
    Que son âme en fut transportée,
    Se muant en un bel oiseau,
    Miracle venant d’accoster.

    L’oeil de l’oiseau pétillait,
    Malicieux envers la lectrice.
    Et son regard la couvait
    D’une lueur protectrice.

    Comment by anémone — 6 juin 2020 @ 8:55

  2. Frères d’enfance heureuse et vagabonde. Nos liens étaient aussi indéfectibles que ces troncs de vieux arbres qui s’enlacent et permettent à d’autres d’exister en s’entraidant et en se nourrissant mutuellement de la sève de l’amitié.
    Marc a sûrement hérité de l’enfance l’âme aventurière et rêveuse d’un de La Pérouse ou d’un James Cook qui l’a poussé à s’en aller infatigablement ailleurs, dans toutes les contrées lointaines aux noms aussi imprononçables qu’inconnus.
    Les îles Kiribati, point perdu dans un mappemonde avec sans doute le regard tourné vers la Papouasie ou la Nouvelle-Zélande, qu’en sais-je?… Moi je suis toujours resté à quai, lui faisant de grands signes entre la crainte et l’espoir de son retour.
    J’entends souvent son rire brouillant et heureux lorsqu’il se moquait de mon regard hypnotisé par l’évocation de ses voyages aux iles Nauru, Tuvalu, Kiribati, dont j’avais toujours ignoré l’existence et que j’étais incapable de situer sur le globe.
    Avec le récit de ses aventures invraisemblables il avait pris le goût de toujours m’apporter un cadeau original dont il profitait avec délice pour m’en raconter l’histoire, belle et captivante, mais dont souvent je doutais de la véracité.
    Un jour, à l’approche de Noël, il m’est arrivé de l’Archipel des Crozet, qu’il avait visité, suivant les pas décidés de Ladislaus Weinck, avec un vrai pingouin dans ses bagages.
    Le regard amusé, je l’ai entendu me raconter qu’il m’avait apporté un pingouin de l’île du même nom, pour que je ne sois plus jamais seul, mais maladroitement rusé, il a aussitôt proposé qu’on ramène, ensemble, le sympathique compagnon, là où il l’avait pris.
    C’est ainsi qu’après Noël, j’ai ignoré ma crainte des bateaux et nous sommes partis ensemble ramener l’oiseau à sa famille dans sa lointaine terre natale.
    Nous avons fait escale à Madagascar et par la suite défié les vagues jusqu’à l’ile des Pingouins, en passant au large de l’ile aux Cochons.
    Ce fut un voyage formidable. Inoubliable. Nos nuits étaient étoilées et blanches. L’amitié féconde. Marc veillait sur moi. Il avait l’air heureux et insouciant de notre enfance.
    Quelques mois plus tard, le cancer l’a emporté. J’ignorais qu’il était malade. Je sais que Marc a juste voulu l’ignorer. Le temps d’un voyage.

    Comment by Armando — 7 juin 2020 @ 4:45

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