Lali

3 mars 2019

En vos mots 621

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

RINGHANDT (Max)

Mais de quoi peuvent bien discuter les personnages imaginés par le peintre Max Ringhandt, livres ouverts et penchés sur le globe terrestre? C’est ce que nous saurons dans sept jours lors de la validation des textes que vous aurez déposés d’ici là, comme le veut l’habitude.

Profitez-en pour lire ce que les envosmotistes ont écrit pour animer la scène livresque de dimanche dernier avant de vous lancer. Après tout, vous avez le temps!

Et surtout, bon dimanche, bonne semaine et bon mois de mars, le printemps se prépare…

2 commentaires »

  1. Que sais-tu de Galilée
    De la torture, de l’inquisition
    Dire qu’on n’a pas bougé
    Au nom de la sainte religion

    Que sais-tu d’Amstel
    D’une jeune fille en pleurs
    On dit que la guerre est cruelle
    Mais la bête respire encore

    Que sais-tu de Huntsville
    De la première femme exécutée
    Et de tous ces mots subtils
    Qui enjolivent nos préjugés

    Et toujours quelqu’un d’absent
    Le cul vissé dans son confort
    Qui surfe sur l’air du temps
    Pour qu’on s’apitoie sur son sort

    Que sais-tu de ces bateaux
    Partis au lever du jour
    Découvrir des mondes nouveaux
    Sans connaitre le retour

    Que sais-tu des tous les oubliés
    Accrochés à nos silences
    De ces tableaux dans les musées
    Qui méprisent nos ignorances

    Que sais-tu de ma vie
    Pour venir raturer mes pensées
    Écrire des points sur mes i
    Pour m’imposer tes idées

    Et j’entends toujours quelque part
    Bien avachi dans sa berceuse
    Quelqu’un me dire qu’il va falloir
    Voir son bon côté des choses…

    Comment by Armando — 10 mars 2019 @ 2:10

  2. On ne doutait plus trop que la terre fût ronde.
    Mais les cinq continents éveillaient la faconde
    De quatre ecclésiastiques en quête de discours,
    Pour que de leur routine fût distrait le long cours.

    Ils n’étaient pas d’accord, plusieurs mettaient en doute
    La fiabilité de données que somme toute
    On ne pouvait d’aucune façon vérifier
    Et que nul ne pouvait réellement prouver.

    Ils se quittèrent frustrés, se sentant bien ignares,
    Et voulant éviter un début de bagarre.
    Ils se réconcilièrent autour d’un dîner.
    Personne ne pensa aux pauvres qui jeûnaient.

    De ces pays lointains où il y a des esclaves,
    Ils ne connaissaient rien, et eux ils étaient braves.
    Avant la fin du jour ils avaient oublié
    Qu’il existait des pauvres dans le monde entier.

    Ou plus exactement, ils trouvaient ça normal,
    Ils avaient leurs idées sur le bien et le mal.
    Ils dormiraient ensuite la conscience en paix,
    Avec un ventre qui, candide, se repaît.

    Aujourd’hui chacun sait comment est fait le monde,
    Certains le trouvent beau, d’autres le jugent immonde.
    L’esclavage a changé, mais toujours il existe.
    La science a progressé, les croyances subsistent.

    Demain qu’en sera-t-il de notre globe terrestre?
    L’humain explore les astres et nie sa planète.
    Réveillons nos consciences, et recherchons la paix,
    Et de notre univers, cultivons le respect!

    Comment by anémone — 10 mars 2019 @ 7:10

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