Lali

27 mai 2018

En vos mots 581

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

BERQUEST (Edwin)

Alors que je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur l’illustration de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, il est l’heure de vous dévoiler sur quoi s’est arrêté mon choix cette semaine.

Il s’agit d’un dessin à propos duquel on ne sait que vraiment peu, soit le nom de son créateur, Edwin Berquest, et le fait qu’il a paru en septembre 1905 dans le magazine Wilhelm’s Magazine: The Coast, lequel a été publié à Seattle pendant un peu plus de 20 ans.

Le reste vous appartient. À vous de nous raconter ce que cette lectrice-écrivaine vous inspire. C’est avec plaisir que nous vous lirons dimanche prochain, et pas avant.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 commentaires »

  1. Il faisait chaud, et ses bras nus
    Tentaient de capter la fraîcheur.
    Les carreaux, tout le jour tenus
    Fermés pour contrer la touffeur
    Excluaient toute entrée d’air.
    Ses cheveux bien haut relevés
    Permettaient à sa nuque fière
    De supporter mieux les étés.
    Mais ses poumons se languissaient.
    La sueur lui perlait aux lèvres.
    Il fallait pourtant bien passer
    A l’action, sans aucune trêve.
    Des piles de courrier attendaient,
    Factures ou lettres personnelles,
    Fournitures à commander:
    Beaucoup trop de tâches pour elle
    Qu’elle n’avait que trop ajournées,
    Et qui envahissaient la table.
    Ce serait une dure journée,
    Dans cette fournaise épouvantable.
    De temps en temps elle s’éventait
    Avec la plume gigantesque
    Qu’entre les doigts elle tenait,
    Alors qu’elle défaillait presque.
    Toutefois elle se concentrait
    Et tentait de trouver gaieté
    Dans ce travail qui requérait
    Courage et opiniâtreté.
    Pour mieux tenir, elle pensait
    A son amour, à son amant,
    A son tant aimé fiancé.
    Et dans sa tête tout en formant
    Des phrases lui disant sa tendresse,
    Elle découvrait le moyen,
    Avec une stupéfiante adresse,
    De juguler le quotidien.

    Comment by Anémone — 2 juin 2018 @ 20:25

  2. Te dire la solitude de mes jours
    Ces demains dont je ne rêve plus
    J’ai oublié mes anciennes amours
    Même celui qui a pris ma vertu

    Le temps s’en va presque immobile
    Les jours se meurent chaque soir
    Aimer n’est pas chose tranquille
    Il ne nous suffit pas de le vouloir

    Te dire l’amour qui sommeille
    Au cœur tendre de mes nuits
    Flamme éteinte qui s’éveille
    À chaque mot que je t’écris

    Et comme si je t’appartenais
    Ma tristesse aurait du charme
    Puisque mon pauvre cœur n’est
    Que l’encrier de mes larmes.

    Comment by Armando — 3 juin 2018 @ 2:26

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