Lali

1 octobre 2017

En vos mots 547

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

TREMBLAY (Claudia)

Alors que je viens à l’instant de valider les textes que vous avez déposés sur l’illustration de dimanche dernier, textes que je vous invite d’ailleurs à lire, c’est une toile de l’artiste québécoise Claudia Tremblay, qui a longtemps vécu au Guatemala, que je vous propose de faire vivre en vos mots.

Aucun commentaire ne sera validé avant sept jours, et ce, au moment de l’accrochage d’une nouvelle toile. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes afin de donner vie à la lectrice du jour.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

5 commentaires »

  1. Cette image pour toi, ami encore si proche,
    Toi qui aimais les livres, les fleurs, les chats.
    Toi dont le coeur blessé s’ornait de tendres grâces,
    Afin que nul n’y voit les souffrances et le sang.
    Cette image pour toi, ami à jamais proche.
    Toi le poète sensible aux yeux d’enfant.
    Toi l’érudit si seul.
    Toi à la fois si simple, et pourtant si complexe.
    Toi au coeur débordant d’un trop-plein de tendresse,
    Toi que nul n’a pu protéger de toi.
    Je voudrais aujourd’hui porter un peu du poids
    De ta tristesse.
    Si tes amis chacun en prenaient une part, même infime,
    La balance pencherait du côté de l’amour.
    Mais tu ne voulais pas montrer ce qui égratigne
    Depuis l’enfance ton coeur, et contrarie ton pas.
    Tu le gardais secret, et maintenant mon coeur saigne.
    Tu savais compatir, et aimer l’innocence,
    Mais ne mettais en commun que les choses légères,
    Estimant qu’un chagrin, du moins s’il était tien,
    Ne se partageait pas.
    Tu croyais que ta peine n’avait droit à la voix
    Et que pour rester digne,
    Il n’était qu’une seule voie:
    Se taire.
    Pourtant tous tes amis sont venus très nombreux.
    Tous t’aimaient même si toi tu n’allais pas vers eux.
    Tu accourais toujours, présent aux invites.
    Mais de toi-même tu franchissais rarement la limite.
    Cette semaine tu sautas sans nous prévenir le pas.
    Est-ce que tu nous diras si la vie est plus belle,
    Là-bas?

    Comment by Anémone — 6 octobre 2017 @ 14:31

  2. Loin,
    Loin le jour qui s’achève
    Quelque part dans l’océan
    Loin,
    Des marches où tu crèves
    Que tu sois petit ou un géant
    Loin,
    Tous Ces sourires convenus
    Qu’on glisse dans son dos
    Loin,
    Le tourbillon des « si j’avais su »
    Lourds comme un fardeau

    Elle
    S’enferme dans son univers
    Oublie le temps qui se meurt
    Elle
    S’en va loin de ses colères
    Là où n’existe que le bonheur
    Elle
    S’envole sur les ailes des mots
    Dans le ciel bleu de chaque page
    Elle
    Dans ce monde tout est si beau
    Et parsemé d’inattendus voyages

    Loin
    Ses amoureux d’un seul instant
    Qu’elle efface après l’amour
    Loin
    La laideur du temps présent
    Où les nuits chassent le jour
    Loin
    Le bruit de ses lourds silences
    Ses regrets d’une autre vie
    Loin
    Les nuages auxquels elle pense
    Quand les jours se font trop gris

    Elle
    Ferme sa porte tout doucement
    Et se prépare un grand bol de café
    Elle
    Se fout de tout éperdument
    Plus de présent, plus de passé
    Elle
    S’oublie dans les pages d’un roman
    Qu’elle dévore comme une lettre
    Elle
    Lève les yeux de temps en temps
    Et elle pense à nous, peut-être…

    Comment by Armando — 7 octobre 2017 @ 23:07

  3. Je suis très émue en lisant le texte d’Anémone…
    C’était aussi un ami à mes yeux
    Moins proche peut être…
    Mais avec qui j’avais partagé des moments heureux
    Moments heureux d’une jeunesse…
    Merci
    Cette carte d’anniversaire
    Et donc des fleurs
    Pour toi.

    Comment by Pivoine — 8 octobre 2017 @ 13:14

  4. Merci chère Pivoine. Ensemble en pensées et de tout coeur, avec « notre » Daniel ♥♥♥♥♥

    Comment by Anémone — 9 octobre 2017 @ 13:47

  5. Et un tout grand merci à Lali! L’image tombait à point pour m’inspirer.
    Le fait d’écrire chaque semaine, et que la photo s’y prête, m’a permis d’écrire un texte d’hommage à notre ami, que je n’aurais pas pu écrire autrement. Je n’aurais pas trouvé les mêmes mots. Je n’aurais peut-être même pas trouvé les mots du tout. Je ne sais pas si j’aurais pu écrire quelque chose d’autre à dire au funérailles (où j’ai remplacé le mot « image » par le mot « texte »), ni de si juste en tout cas. Or il s’est avéré de plus que l’hommage que j’ai lu devait être dit absolument. Merci encore Lali!

    Comment by Anémone — 13 octobre 2017 @ 2:49

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