Lali

15 janvier 2017

En vos mots 510

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

MAS (Diego Alfonso) - 2

Le lecteur peint par Diego Alfonso Mas parait si plongé dans son livre qu’il ne semble pas avoir entendu la question qui vient de lui être posée. C’est du moins ce que je perçois à première vue. Mais peut-être y verrez-vous autre chose?

C’est ce que nous découvrirons dimanche prochain, à la même heure, alors que tous les textes que vous aurez déposés, poèmes ou nouvelles, seront validés en bloc afin de faire vivre en vos mots la scène livresque de la semaine.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 commentaires »

  1. Le serveur fixait le lointain,
    Un instant distrait de sa tâche.
    L’homme qu’il appelait l’écrivain
    Tenait à la main un ouvrage.
    Lui, ici, ne pouvait se permettre,
    De se saisir d’un bouquin.
    Toujours il fallait s’activer.
    Essuyer les tables,
    Faire semblant de laver des verres.
    Un instant l’homme s’était pris à rêver,
    Le coeur en éveil, le regard vague.
    Il se voyait devenu personnage,
    Mais sans se sentir manipulé.
    Au contraire, il dictait à l’auteur
    Le contenu de la narration.
    Il imposait son caractère,
    Choisissait les situations.
    Oh combien cela le soulageait
    D’avoir à satisfaire
    Les caprices parfois pervers
    De clients pas toujours affables!
    Il regardait par la fenêtre,
    Sentant en lui toute sa colère
    Sous un masque de civilité.
    Le sang bouillait dans ses artères,
    Il avait du mal à se dominer.
    Lui-même sursauta,
    Quand il s’entendit demander
    D’un ton placide et amène:
    « Je sers à monsieur un autre thé? »

    Comment by Anémone — 15 janvier 2017 @ 12:12

  2. On dirait presque rien
    Ou alors une fine trace
    Pour effacer un chagrin
    Ou s’offrir de l’espace

    Être ici et autre part
    Ne plus faire semblant
    Sur les ailes d’une histoire
    Oublier le cours du temps

    Pour beaucoup une absence
    Le mépris ou bien la folie
    Pour lui la délivrance
    La plus fidèle compagnie

    Pour lui plus rien autour
    Plus de présent ni d’avenir
    Plus la haine ni l’amour
    Juste lire, rien que lire…

    Comment by Armando — 22 janvier 2017 @ 1:21

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