Lali

20 novembre 2016

En vos mots 502

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

anderson-harold-n-2

Nous n’avons pas toujours été tassés comme des sardines à bord des avions, comme le prouve cette illustration signée Harold N. Anderson. Il y avait de la place pour les jambes et même une petite tablette pour déposer ses effets personnels. Je suppose même qu’on pouvait y lire agréablement, ce que semblait faire cette maman avant le passage de l’hôtesse. Ça fait rêver, non?

À vous de nous raconter la suite, ou pas, de nous faire part d’un voyage en avion, ou de ce que scène vous aura inspiré d’ici dimanche prochain, alors que je validerai d’un coup tous les textes reçus d’ici là.

Sur ce, bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 commentaires »

  1. A une époque où l’on offrait dans les avions
    De meilleures collations
    Qu’aujourd’hui,
    On mettait peut-être plus de temps,
    Mais on était mieux servi.
    Pas de contrôles intempestifs.
    Pas de voisin gênant.
    Mais chaque ère a ses avantages.
    Je ne veux pas être passéiste.
    Chaque décennie a ses travers,
    Chaque nouveau siècle a ses perspectives.
    Notre ère remet en question, interroge, connecte.
    Porte en elle ses manques, ses douleurs, ses doutes,
    Mais aussi ses charmes, et ses bénéfices.

    Comment by Anémone — 20 novembre 2016 @ 17:09

  2. .

    Quelques mégots ramassés sur le quai.
    Assis sur un des bancs de ce même quai, il commence la délicate opération de dépiauter ce petit magot.
    Puis délicatement l’étal sur une feuille de papier cigarette et avec dextérité malgré mains tremblantes, roule ce qui s’appelle une cigarette.
    Pose son obole, une vieille soucoupe ébréchée à côté de ses pieds, avec à coté un moreau de carton écrit :
    « A votre bon cœur Messieurs Dames».
    Sort une vielle boite d’allumettes et après plusieurs frottis, une flamme, allume cette cigarette et le voila transporté hors de ce monde, sur d’autres quai, d’autres gares.
    Assis sur ce banc où il a passé tant d’heures, de jours, d’années.
    Un bout d’Eternité en une bouffée de tabac
    Les gouttes commencent à tomber.
    D’abord éparses, puis de plus en plus denses.
    Les premières forment de petites taches sur le bitume du quai de la gare.
    Les taches se resserrent tout doucement.
    Au bout de plusieurs minutes tout le quai est de la même couleur.
    Couleur de la première tache de pluie, première goutte de larme.
    Il ne s’en aperçoit pas, occupé à contempler les volutes de fumée de cette cigarette s’enroulant dans les miettes de sa vie.
    Si ces drames, ces tragédies envoyés par la fatalité, cette adversité s’agrippant à son destin qui était pourtant si beau, pouvaient s’envoler comme cela en volutes, se dissoudre, s’évanouir.
    Comme il aurait voulu s’enrouler, se pelotonner en ces volutes, simplement devenir l’une de ces volutes.
    Echapper à ce Monde qui le piégeait le bouffait.
    Les gouttes d’eau tombent drues à présent.
    De l’intérieur de la gare les gens le regardent un peu étonnés.
    « Quand il pleut, on se met à l’abri ! »
    « Oh ma petite Dame! Il y a toujours des gens bizarres en ce bas Monde !»
    Si seulement il s’était mis à l’abri du drame, ce jour fatidique.
    Il ne serait pas là des années plus tard à vouloir s’enfuir de cette vie.
    Penser partir comme cette fumée.
    S’évanouir, se dissoudre tout comme elle.
    Les trains eux, changent simplement de lieux, mais pas d’Univers.
    Où que soit ce Lieu, c’est toujours quelque par au plus profond de lui-même.
    Au bout de la ligne il y a toujours une gare.
    Un quai…
    Et puis…
    Lui.
    Toujours et toujours…
    Cette idée obsédante qui le suit, l’assaille où qu’il soit.
    De gare en gare, de quai en quai, de goutte en goutte de cigarette en cigarette.
    Ne plus penser serait la bonne solution.
    Dans le Néant, est-ce que l’on pense encore ?
    Un vacarme épouvantable.
    Tout tremble.
    C’est un expresse qui à toute allure vient de passer, traverser son Néant.
    Dans le Néant des trains passent, des trains pleins de ces Pensées absurdes, obsédantes.
    Ces Pensées sont des trains à elles seules, qui le traversent à vie dans un vacarme épouvantable.
    Tout tremble dans sa tête.
    Sa tête va exploser.
    Si cela pouvait être.
    Peut-être que ces Pensées disparaîtraient, se volatiliseraient?
    Il redeviendrait lui-même, celui qu’il était un jour, sur un quai de la gare de son bonheur.
    Il attendait son amour et le petit.
    Et puis….

    Pierre.

    Comment by 10Douze27 — 21 novembre 2016 @ 9:58

  3. Là-haut dans les nuages
    Tout nous semble si fragile
    Le temps a perdu son âge
    On est suspendu par un fil

    La terre paraît si paisible
    On dirait que tout va bien
    Et le ciel si inaccessible
    Semble à portée de nos mains

    On pense à des choses oubliées
    À ces amis qui ne sont plus
    Aux pages blanches du passé
    Remplies d’années perdus

    Là-haut dans les nuages
    Je pense à toi et tout va bien
    Et en attendant le grand voyage
    Je rêve de plages au sable fin

    Comment by Armando — 27 novembre 2016 @ 1:02

  4. Destination carte postale au sable fin
    Point perdu sur une mappemonde
    Aux couleurs du continent africain
    Là où les minutes effacent les secondes

    Et dire que les seules ailes sur lesquelles j’ai voyagé
    Je les ai dessinées sur une page blanche
    Au milieu des nuages d’un ciel d’été
    Dans mes beaux habits du dimanche

    Je ne sais pas si c’est un rêve encore
    Ni ce qui m’attend au bout du chemin
    Le ciel me semble si paisible dehors
    Destination carte postale au sable fin

    Comment by Armando — 27 novembre 2016 @ 5:36

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire