Lali

2 octobre 2016

En vos mots 495

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

oga-kazuo

Mais à qui donc est cette bibliothèque dont les rayons débordent? À vous? À quelqu’un que vous connaissez? À une personne que vous aimeriez rencontrer? À vous de nous raconter en vos mots les secrets de cette bibliothèque peinte par Kazuo Oga.

Aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse amplement le temps d’écrire quelques lignes, car tel est le défi proposé par EN vos mots, dimanche après dimanche.

D’ici là, bonne semaine et bon dimanche à tous!

4 commentaires »

  1. Savant! Ecrit en ce Livre !

    Longtemps, longtemps, avons cherché l’Encre Sympathique.
    Et là, d’un ‘’Acide désoxyribonucléique’’,
    Mystérieux Alphabet tu as découvert.
    Tu peux lire. Le Grand Livre est à présent ouvert.

    Cherchais bien loin. Il est partout. Même en toi l’Homme.
    Chacun porte son Livre au sein de ses Chromosomes.
    D’une simple gouttelette de son Sang, un beau Matin,
    Tout à chacun pourra donc là, lire son Destin.

    C’est bien toi, Savant, qui d’analyses le dépouille.
    Mais Qui donc joue de cet Alphabet? Y gribouille?
    Monsieur Temps? Monsieur Hasard? Tous Deux jouant aux Dés?
    Destinées du Vivant, bricolent à leur Idée.

    Cet Univers, Vaste et Géant Tube à Essais,
    D’où s’affrontent, Forces Inconnues, peut-être à jamais.
    Bien loin, là-bas, perdu sur ta petite Terre,
    Crois-tu, un jour découvrir le Secret Mystère?

    Va! Garde donc tes vieilles croyances, même un peu ringardes.
    De Grande Vérité, peut-être vaut mieux tu te gardes.
    Ou alors… Si tu trouves… Ne la laisse pas toute Nue.
    Toi ‘’Savant’’, habille la, d’un léger voile fin, ténu.

    Quelques beaux voilages. Pour être vue avec émoi.
    Comme Saintes en Vieux Jadis, qui ont fait courir la Foi.
    Avec la Foi, on peut tout faire, soulever Montagnes…
    Toi ‘’Savant’’, donne donc à l’Homme ce genre de Compagne.

    Que dis tu ‘’Savant’’? Cela te parait ridicule?
    Tu as assez à faire, traquer la particule.
    Quelle est la saveur d’un Quarks? Quelle est sa couleur?
    Sans te tracasser, de quoi le Monde a-t-il peur?

    Écoute! La foi a fait construire des Cathédrales,
    Des Pyramides, des Temples… Puis quoi? Un point final?
    Quel degré d’Entropie en nos Législateurs?
    Ordres de saborder ton ‘’Supercollisionneur’’ ?

    Tu es impliquer ‘’Savant’’. Crée-nous nouvelle Foi.
    L’Homme est désemparé. Il a perdu la Voie.
    En leurs Temps, d’autres l’ont bien fait. Un nommé Bouddha,
    Lao-Tseu, Odin je crois… Reste place en ma Bibliothèque !

    Pierre.

    Comment by 10Douze27 — 2 octobre 2016 @ 13:43

  2. Il en était d’abord venu un.
    Puis un autre.
    Apporté par on ne sait quel vent.
    Ou sur les ailes de quelle lumière.
    L’un était arrivé de nuit.
    L’autre à l’aurore,
    Portant encore les relents
    D’une longue soirée arrosée.
    La plupart appréciaient cet abri,
    Même précaire.
    Ils se tenaient chaud.
    Certains se trouvaient attachés ensemble.
    Ils devaient s’y faire.
    Tous dans le même bateau.
    Au moins, les planches étaient solides.
    Mais la fenêtre, ouverte en toute saison,
    Laissait filtrer les intempéries
    Et le trop-plein de clarté.
    Ils avaient appris à vivre groupés.
    Ceux qui au début prenaient leurs aises,
    Au point de se sentir parfois trop seuls,
    Auraient maintenant apprécié
    Un peu plus d’air.
    Certains quelquefois regrettaient
    Les rayons bien rangés
    Et propres de la librairie.
    La bienveillance du libraire,
    Et de certains visiteurs.
    Mais d’autres voulaient oublier
    Qu’ils avaient été jetés au rebut.
    Certains s’enorgueillissaient
    D’être feuilletés plus que d’autres,
    Et parfois lus ou relus, tout entiers.
    Certains souffraient d’être déplacés.
    D’autres subissaient un voisinage
    Peu conforme à leurs souhaits.
    Certains, laissés sur la tranche,
    S’inquiétaient pour leurs jointures.
    D’autres, posés de manière peu stable,
    Craignaient la perte de leur équilibre.
    Des chutes s’étaient déjà produites,
    Dans un fracas épouvantable.
    L’éclopé était alors remis sans ménage
    N’importe où, et sans égard pour son âge
    Ni pour les dégâts.
    Pour être emmené à l’hôpital,
    Il fallait atteindre l’extrême.
    Recouvert de quelques bandages,
    On revenait ensuite quelque peu retapé.
    Le risque demeurait pourtant:
    Quelques-uns n’avaient jamais rejoint l’étagère.
    Tenus pour moribonds,
    Ils quittaient la scène.
    A moins qu’on ne les eût oubliés,
    Dans un moyen de transport,
    Ou sur un banc de parc.
    Acte manqué?
    Rite de passation? Oubli volontaire?
    Certains, qu’on croyait partis pour de bon
    Revenaient un beau jour sans crier gare.
    Ils avaient été prêtés.
    Ou avaient servi de livre de chevet
    Pour une durée inaccoutumée.
    Tout cela était sans parler
    De la poussière.
    Le chiffon passait peu souvent.
    Et se montrait parfois peu amène.
    Certains jours il était caressant.
    D’autres, brutal et très sélectif.
    Quand il ne prenait pas des vacances interminables.
    Enfin, aujourd’hui il faisait beau.
    Et celui qui veillait sur tous – le cadre –
    Leur mettait un peu de baume au coeur.
    Tout en lui exprimait la paix:
    La rondeur du panier de fleurs
    Qu’il abritait.
    La couleur verte derrière.
    Sa position,
    Toujours inclinée
    Vers les autres.
    Ils aimaient bien aussi le rideau
    Qui, ouvert, libérait l’espace,
    Et, fermé, les protégeait.
    Demain se pointeraient peut-être quelques nouveaux.
    C’était assez fréquent le samedi.
    En attendant, chacun essayait de se satisfaire de sa place.
    Et ne bronchait pas.
    A quoi bon?
    Ils avaient appris cela d’un gros ouvrage de philosophie.
    Demain viendrait,
    Avec sa charge de prévisible
    Et d’impondérable.
    Nul ne devait se tracasser
    De ce à quoi il ne pouvait rien faire.
    Rien jamais n’étais sûr:
    Seul ce principe était irréfutable.

    Comment by Anémone — 7 octobre 2016 @ 15:34

  3. J’ai comme un doute immense
    C’est stupide me direz-vous
    Je me demande ce que pensent
    Les livres bien rangés de nous…

    Est-ce qu’ils nous voient passer
    L’air distrait ou bien lunatique
    Sans le temps de les regarder
    Sans un regard empathique

    On les a lus ou à peine effeuillés
    Puisqu’on à mieux à faire
    Depuis on les a abandonnés
    À l’oubli de la poussière

    Les Peter James, Segal et autres héros
    Dans la solitude de leurs rayons
    Nous contemplent impartiaux
    Ou nous prennent-ils pour des cons?…

    Comment by Armando — 9 octobre 2016 @ 2:43

  4. Merci à tous pour vos bons mots! J’ai beaucoup aimé.

    Comment by Chantal — 11 octobre 2016 @ 17:21

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