Lali

28 février 2016

En vos mots 464

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

BENTON (Linda) - 2

Alors que je viens à l’instant de valider les textes que vous avez déposés sur l’illustration de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, je vous propose en ce dimanche une scène à la fois livresque et féline signée Linda Benton pour laisser libre cours à votre imagination.

Vous avez une semaine devant vous pour nous parler de cette grand-mère et de ses douze chats, car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous pouvez donc prendre votre temps et examiner chacun des nombreux détails de cette illustration des plus colorées.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 commentaires »

  1. A une certaine époque, ceux qui voulaient taquiner l’Adrienne lui posaient cette question:

    – Mais dis-moi, tu as combien de chats?

    Comme elle maîtrise très mal l’art du mensonge – sauf peut-être celui par omission – elle rougissait et balbutiait:

    – Euh… quatorze… je pense…

    Elle ajoutait « je pense » au cas où l’une de ses chattes aurait donné naissance, entre-temps, à une nouvelle nichée.

    La réponse – pour une raison inconnue d’elle jusqu’à ce jour – faisait toujours beaucoup rire son auditoire:

    – Quatorze chats! hahahahahahaha!

    On s’esclaffait, on se tordait, on en avait des larmes aux yeux et des crampes dans les muscles abdominaux…

    La seule fois où on n’a pas ri, c’est quand elle a répondu « Vingt! » d’un air de défi. Personne n’a voulu le croire ;-).

    C’était pourtant l’exacte vérité: quatre matous castrés et trois chattes lubriques qui avaient chacune une nombreuse progéniture.

    La blague n’a pris fin que le jour où l’Adrienne a répondu:

    – Des chats? J’en ai deux.

    Deux chats, ça ne faisait plus rire personne et tout le monde était très déçu.

    C’était pourtant un duo très comique.

    Comment by Adrienne — 28 février 2016 @ 9:38

  2. Saute-moutons et chats-perchés multicolores en tricycles

    La vision chez mon chat
    Décline son monde de demi-teintes félines,
    Bleutées, jaunes ou grises

    Chez moi, au fond de mon œil de vair
    S’animent peu de réflexions,
    Et cela m’absorbe…

    Ma rétine cabotine titille
    Des photons polissons,
    Mon esprit retourne
    Et torture sans arrêt
    Des images de spectres
    En fantômes iconiques…

    Ainsi l’arc-en-ciel extérieur se dévoile
    Tel qu’il est,
    Fidèle,
    Mis à nu.
    Et mes rêves les plus fous
    En deviennent hystériques, magiques, trichromatiques.
    Ma raison alors se campe debout sur ses trois pieds,
    Droite sur ses fondations :

    Marines ciel et eau,
    Verdeurs plantureuses,
    Sanguines flamme et forge…

    Mais la peinture originelle se dévoile
    Et s’expose aujourd’hui
    Aux regards d’une chimère animale
    En gènes humains troublée…

    Ce nouveau chat des villes aura-t-il des songes ?
    Méditera-t-il sur lui, sur l’univers ?

    Quand son espèce modifiée, impulsée, amplifiée
    Par ce tableau dérangé, libèrera
    Elle aussi un jour lointain
    Cet autre fantasme
    Haut en couleurs,
    Quantique quant à lui…

    Desseins de saute-moutons,
    Sur le dos de minuscules nuages d’atomes transis
    En condensats de Bose-Einstein
    Si joliment nommés,

    Par des atomes solitaires,
    Petites puces déchaînées,
    Émissaires bourlinguant d’un troupeau froid à l’autre,
    Portant et transmettant l’information,

    Étincelles lumineuses,
    Á fournir pour action au cumulus élu,
    Échues,
    Au dernier qui y est :

    C’est toi le chat !

    Alors,
    La lumière colorée à nouveau par le feu dérobé
    Une fois encore…

    Au cœur du monde, cherra !

    http://i44.servimg.com/u/f44/15/74/17/15/promet10.jpg

    Comment by Cavalier — 2 mars 2016 @ 11:47

  3. Quelle gageure de finir un bouquin
    Avec autant de chats pitres.
    En compagnie de tels voisins,
    Impossible d’aller plus loin
    Que le titre.
    Qui lit au lit avec des félins
    Devrait essayer plutôt le pupitre.
    Ou prendre un chien.

    Comment by Anémone — 3 mars 2016 @ 14:40

  4. Rien ne se passe au troisième
    C’est toujours la même chose
    En novembre les chrysanthèmes
    Viennent écraser les roses

    On dit qu’elle est dérangée
    Les enfants se moquent parfois
    Mais entre ses chats et sa télé
    Elle ne les entend pas

    L’eau a passé sous les ponts
    Et s’en est allée mourir en mer
    Mais elle garde toujours le nom
    De celui qui a perdu la guerre

    Elle l’aimait tellement fort
    Qu’elle ne l’a jamais oublié
    Pour tous les autres il est mort
    Et depuis longtemps enterré

    Et lorsque je lui dis bonjour
    Elle m’offre son plus beau sourire
    Entre l’absence et l’amour
    Il n’y que l’espace de le dire…

    Il me semble que c’est Chopin
    Qu’elle écoute chaque soir
    Pour effacer son chagrin
    Pour apaiser sa mémoire

    Comment by Armando — 4 mars 2016 @ 7:09

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