Lali

22 février 2015

En vos mots 411

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

SUTZ (Robert) - 3

Les personnages peints par Robert Sutz se sont réfugiés à la bibliothèque. Peut-être pour contrer le froid, sûrement parce qu’ils savaient qu’ils y trouveraient de quoi rêver, apprendre ou oublier.

À vous de nous dire pourquoi. Ou de nous raconter ce que vous faites là, vous aussi, dans une autre section de la bibliothèque. En vos mots. Tout simplement. Pour le simple plaisir d’écrire et de partager ce que vous avez écrit.

Suite dans sept jours alors que tous les commentaires reçus seront validés en bloc. D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

3 commentaires »

  1. Bientôt, bientôt, mes yeux seront plongés dans le noir. Déjà l’ombre envahit le premier, le second prend bien le relais.
    Bientôt, les livres qui attendent sur les tables dans la bibliothèque, sur ma table de chevet, ces livres achetés pour les lire au temps du temps libre, au temps de l’espace temps, ne pourront être lus.

    Bientôt, encore un avis de la médecine. Bientôt, peut-être, la Science trouvera une parade.
    A quoi me serviront donc ces livres refuges ? Une ou un lecteur m’aidera à suivre le fil.

    Pas de tristesse, pas encore. Je perçois déjà la différence de mois en mois.

    Comment by LOU — 22 février 2015 @ 14:14

  2. Hier, je ne suis pas venu. Mardi, la bibliothèque publique est fermée. Je suis content, je suis arrivé dans les premiers, bien sûr, j’ai fait la queue… l’attente et moi (là, José tenterait un jeu de mots pourri) . Je vous expliquerai plus tard.

    J’ai gardé le manteau et la casquette. Ça fait 36 heures que je me gèle. Bon, l’hiver est asez doux cette année, mais le néon vert de la pharmacie dans l’encoignure de laquelle j’ai passé la nuit, indiquait quand même -2°.La pharmacienne qui me tolère, me connaît bien. Elle m’a déjà débrouillé un hébergement d’urgence. c’est sympa, mais c’est loin, en banlieue… On rencontre d’autres compagnons malchanceux, mais souvent je suis trop noir (là, José risquerait,moi aussi quand j’suis bourré…) et puis si je leur dis que j’ai rendez-vous avec Alexandre Davy de la Pailleterie, qui a les mêmes cheveux que moi, vu qu’il les a choppés en Haïti comme moi …

    J’ai rendez-vous tous les jours avec Dumas. Beaubourg c’est juste en face de « ma » pharmacie. Je fais la queue avec les étudiants, les touristes, les Afghans et les autres »Terre d’Asile » qui attendent l’internet gratuit. L’accès à la BPI est libre et gratuit. On peut entrer avec son baluchon,son pantalon troué. C’est mon Refuge, ici on ne se moque pas de moi, on me fiche la paix et il n’y a pas d’entre-soi intello (là, José il dirait que j’me la pète).Oui, parce que c’est ce que j’ai dit à une journaliste qui faisait une enquête sur »les pauvres à la bibliothèque ».

    C’est mon compatriote Dany Laferrière qui m’a donné envie de « me faire tout Dumas ». Il déchiffrait Dumas sous les draps à la lumière d’une lampe de poche. Vous vous rendez compte un nègre d’Haïti, comme moi, à l’Académie Française…Avec Dumas je deviens un aventurier hors du temps, du froid, de la faim … jusqu’à 22h. Parfois, je fais la sieste sur la moquette au pied d’un rayonnage moins fréquenté.

    Bon là, le Cardinal rencontre Milady et je n’aime pas ça. Je vous quitte.

    Ah? Vous voulez savoir qui est José. C’est un SDF comme moi, lui, il « squatte » au deuxième , il écoute en boucle Coluche dans un petit box avec un casque-audio.

    On s’verra pt’être un jour, à Beaubourg, c’est même ouvert le dimanche.
    J’m’appelle Clotaire Delatour.

    Comment by Barbara — 1 mars 2015 @ 5:08

  3. Lumière froide d’un printemps d’avant l’heure
    Dans la petite chapelle même le silence pleure
    Des larmes et des prières pour un ultime voyage
    Et même si on murmure qu’on est tous de passage

    Lorsque le moment vient
    Comme un silence égaré
    On ne cache pas son chagrin
    Une vie n’est pas assez
    Pour se dire des trésors
    Juste quelques banalités
    Comme je t’aime si fort
    Comme tu vas me manquer

    Lumière froide caresse un cercueil qui dort
    La chapelle est austère seul Dieu est en or
    Nos pauvres vies ne sont que des traces
    Comme des mots dans le sable que le temps efface

    On reviendra quelquefois
    Dans un souvenir ému
    Dans une larme parfois
    Souviens-toi c’était en aout
    L’insouciance ou le bonheur
    La photo a quelque peu jauni
    Quelques frissons du cœur
    Voilà ce qu’il reste d’une vie

    Lumière froide sur nos cœurs lourds de chagrin
    On ne s’entendra plus jamais dire à demain
    Et même si je te promets de ne pas t’oublier
    Je ne penserai à toi qu’en te parlant au passé…

    Comment by Armando — 1 mars 2015 @ 5:38

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