Lali

23 décembre 2007

En vos mots 37

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 7:59

hancock

Un nouveau dimanche, une nouvelle toile. Ce n’est pas parce que ce sont les Fêtes de fin d’année que je dérogerai à mes habitudes. Ce n’est pas non plus parce que je suis en vacances et que je vis sans horaire que je laisserai passer le moment d’accrocher le tableau du jour, ou plutôt de la semaine.

Et comme depuis quelque temps, le pays de Lali a de nouveaux lecteurs et lectrices, je crois qu’un petit éclaircissement sur la catégorie En vos mots s’avère nécessaire.

Je ne pense pas pouvoir mieux le dire que je ne l’avais fait la première fois, le 15 avril dernier, mais je vais tout de même tracer les grandes lignes de ce projet fou.

Chaque dimanche est accrochée au pays de Lali une toile à commenter par une nouvelle, un poème, une citation, une chanson. Les commentaires sont mis en banque et validés le dimanche suivant, ce qui donne à ceux qui ont envie d’écrire l’occasion de le faire sans savoir ce que les autres ont pu écrire. Juste pour le plaisir. Juste pour le côté ludique de la chose.

C’est ainsi que ce dimanche alors que vient de s’installer et de prendre ses aises pour une semaine le personnage de Kaziah Hancock, on peut aller lire les textes qu’a inspiré la lectrice de Ferol Warthen.

Avis donc aux nouveaux visiteurs du pays de Lali. Prenez place, allez voir ce qui s’est passé depuis huit mois sous En vos mots et laissez-vous tenter. Le seul but est et restera celui de partager ce qu’une toile peut nous inspirer.

Place à l’écriture et bonne semaine à vous tous!

4 commentaires »

  1. Ce père attendrissant a une jolie mélodie dans la tête pour offrir une belle chanson à sa fille chérie qui aura bientôt son anniversaire. On sent une certaine nostalgie dans les paroles, c’est normal. Sa fille, son rayon de soleil grandit.

    Yves Duteil

    Petite fille

    ________________________________________

    Petite fille qui ris dans ma maison,
    Tes yeux sont des soleils, ton cœur un horizon.
    Tes cheveux de ruisseau coulant sur tes épaules,
    Tu t’envoles et me frôles.
    Un grand vent est entré dans ton cœur un matin
    Pour chasser les nuages au fil de tes chagrins,
    Et tu sais déjà dire les plus beaux mots d’amour
    Que j’ai su dire un jour.

    Petite fille, ton cœur c’est ma maison,
    Tu vis dans un soleil qui défie les saisons.
    Il faut garder ton âme aussi claire que l’azur,
    C’est un souffle d’air pur.
    J’ai la gorge serrée quand je pense à demain.
    Ce garçon qui viendra me demander ta main,
    C’est déjà mon ami, c’est déjà mon copain.
    Comme tu as grandi soudain !

    Petite fille, tu dors dans ma maison,
    Et pendant ton sommeil, moi, j’écris des chansons.
    Je n’ai jamais aimé d’un amour si profond,
    D’un amour si profond.
    La vie ne m’avait fait de cadeau plus subtil
    Que la pincée de sel qui brille entre tes cils
    Depuis que ton destin s’enroule à mon histoire.
    Regarde ton miroir !
    On dirait que le monde a créé le printemps
    Pour fêter tes quinze ans.

    Comment by Denise Rossetti — 24 décembre 2007 @ 16:13

  2. Pris entre son travail et ses occupations du quotidien, il a laissé de côté des connaissances. Il n’a pas garder la force de s’investir jour après jour dans les relations. En ces temps de fêtes, il se souvient. Il a envie de remettre sa pierre à l’édifice de leur relation agréable.
    Il se décide à écrire quelques mots. Puis revient sur les lignes écrites, enlève ses lunettes, ne sait plus… va-t-il oser envoyer cette brève lettre de reconciliation et de rapprochement? Comment vont-ils le prendre?
    Il s’en moque, me regarde et confirme qu’il a finit.
    Dans quelques minutes, je pourrais l’amener à la poste avec les autres lettres de voeux. Il m’embrasse et me dit: « Ce sont des voeux sincères, c’est tout ce qui compte! Hein ma chérie! Va, Va vite… »

    Comment by VanessaV — 26 décembre 2007 @ 13:13

  3. Tu m’déranges!
    Tu n’vois pas que j’écris?
    Va Solange!
    Va faire les lits!

    Ferme la porte
    Et n’reviens plus!
    Fais donc en sorte
    Qu’on m’dérange plus!

    Oh tiens, j’y pense,
    Apporte-moi un café!
    Hé! J’ai d’la chance
    Que tu sois en congé!

    Fâche-toi pas
    Je te taquine!
    Mais dépêche-toi!
    J’ai besoin d’caféïne!

    Un p’tit biscuit
    Ne m’f’rait pas d’tort;
    Mais je t’en prie
    Parle pas si fort!

    Pourquoi t’es vexée?
    Tu l’savais bien
    Quand tu m’as épousé
    Que j’étais écrivain!!!

    Flairjoy

    Comment by Flairjoy — 27 décembre 2007 @ 9:11

  4. Depuis des heures qu’il écrivait. Son écriture était laborieuse et chacun de ses mots choisi avec soin.

    Il avait l’habitude d’écrire mais cette fois-ci, il s’agissait d’autre chose. Il ne s’agissait pas d’un article ou d’une chronique qu’il avait l’habitude d’écrire sur un de ses divers pseudonymes, ni d’un éditorial pour le journal où il travaillait et où il était si apprécié.

    Il ne s’agissait pas non plus de couvrir un de ces multiples et complexes reportages sur le front. Là où le danger est permanent et où le cœur travaille toujours en accéléré.

    Les mots qu’il écrivait là étaient bien différents de tous ceux qu’il avait dû écrire par le passé, même quand il pensait qu’il venait d’écrire le texte le plus difficile qu’il avait eu à écrire. Et Dieu sait qu’il en avait vu des choses, qu’il avait commenté des choses horribles, qu’il avait été ému tant et tant des fois.

    Les mots qu’il écrivait lui déchiraient le cœur au même temps qu’ils le remplissaient d’espoir, comme jamais. Normal que ses mains tremblent.

    Il venait de prendre connaissance du fait que sa mère, même si vieille et malade, était vivante. Il venait de se rendre compte qu’il pourrait enfin dévoiler ce secret qui le rongeait depuis toujours et que personne ne soupçonnait.

    Même à son épouse, il avait dit que ses parents étaient décédés quand il était encore enfant. Ça avait évité toute conversation inutile. Ça lui avait épargné de rouvrir des blessures. Et au fond, il n’avait pas beaucoup menti. Il vaut parfois mieux un parent décédé à un parent qui abandonne ses enfants.

    Les mots qu’il écrivait étaient pour celle qui lui avait donné la vie. Pour lui dire qu’il était son fils. Pour lui dire qu’il voulait la serrer dans ses bras. Pour lui dire qu’il l’avait toujours beaucoup aimée. Pour lui dire qu’il n’y avait rien à dire… Que le temps n’efface jamais rien, mais que l’amour, peut-être. Et il voulait trouver les mots justes pour lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur sans l’effrayer, sans la blesser, sans la blâmer.

    Il était fébrile. Il savait qu’il y aurait un moment où il devrait appeler son épouse. Lui demander de s’asseoir. Lui demander de ne pas l’interrompre. Et lui lire la lettre qui allait rétablir toute la vérité sur son enfance.

    Comment by Armando — 28 décembre 2007 @ 17:14

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