Lali

30 mars 2014

En vos mots 364

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

PEREIRA (Lilianna)

Alors que je viens tout juste de valider les commentaires sur la toile de dimanche dernier, j’ai accroché pour vous un collage de Lilianna Pereira qui m’a beaucoup plu au hasard de mes promenades et que j’ai eu envie de voir prendre son envol grâce à vos mots. Le voici donc entre vos mains pour la semaine.

C’est en effet dimanche prochain que nous lirons les textes que vous aurez déposés et pas avant.

Sur ce, bonne semaine à tous!

2 commentaires »

  1. Elle faisait le ménage chez mes grands-parents. Quelques heures par semaine. Au noir. Cela laissait libre cours à l’imagination de ma grand-mère pour lui imposer toutes sortes de tâches domestiques. Y compris veiller sur moi.

    Elle aimait les livres. Et raconter des histoires. Et j’aimais l’écouter. Il y avait une triste douceur et une nostalgie dans sa voix, qui faisaient de moi un enfant apaisé. Sage et curieux. J’ai longtemps cru qu’elle puisait dans les livres toutes ces belles histoires qui ont bercé mes après-midi d’enfance. Puis. un jour, lorsque j’ai appris à lire, je me suis aperçu que ses histoires n’étaient écrites nulle part ailleurs que dans le livre secret de son cœur.

    Un jour, elle n’est plus revenue. Personne n’a semblé s’inquiéter. Au fond, on ne savait pas grand-chose d’elle. Juste qu’elle venait d’ailleurs. Pour fuir la misère. Travailler au noir en attendant des meilleurs jours. Et c’était bien suffisant pour tout le monde. Faut croire. Et pourtant, l’enfance nous laisse des vides qu’on ne comblera jamais.

    Regard fragile et accent d’ailleurs. Elle se faisait appeler Marie. Je n’ai jamais su si c’était son vrai nom. Un jour je le lui ai demandé. Elle m’a répondu par un sourire triste, mélangé d’un « Bien évidemment. Comment voudrais-tu que je m’appelle, sinon? »

    Comment by Armando — 4 avril 2014 @ 1:11

  2. Sur le vélin fabriqué artisanalement, j’ai laissé quelques mots me perdre …
    J’ai replié mes genoux, posé mes mains à plat bien à plat sur le carton …
    J’ai compté les heures,
    J’avais le temps.

    J’ai commencé à lire la Recherche du Temps perdu.

    C’est comme cela que j’ai découvert une des plus belles phrases de la littérature française.

    Comment by Pivoine — 7 avril 2014 @ 11:53

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