Lali

23 janvier 2011

En vos mots 198

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

osborn-kathy-2.jpg

Parce que nous avons besoin de fantaisie et de laisser vagabonder notre imagination, j’ai invité la lectrice de l’illustratrice Kathy Osborn à se joindre à nous pour la semaine. Le temps que vous puissiez l’examiner à loisir afin de nous raconter une histoire ou d’écrire quelques vers, comme vous le faites si bien et avec enthousiasme semaine après semaine.

Elle sera donc là jusqu’à dimanche prochain à attendre vos mots puisque c’est à ce moment et pas avant que je validerai tous les commentaires. Puissent-ils être nombreux!

12 commentaires »

  1. Elle en a lu des livres sur l’Amour… certainement beaucoup trop !
    Elle ne sait plus laisser son cœur vivre de simples mots

    Elle en appelle à Socrate,
    Son amour est désir,
    et désir est manque.
    Elle en appelle à Platon,
    Que des amours tristes.
    Elle ne t’a pas, tu lui manques
    Tu es là, elle ne t’aime plus.
    Elle appelle Aristote
    Il se réjouit en amour,
    doucement elle approche
    de ce qu’elle aime
    à penser
    Spinoza la fait rêver,
    Il dit se réjouir de par elle
    ne demande rien.
    Il est heureux
    de son existence.
    Transforme le désir
    en puissance…

    Et là seule encore une fois elle pense : Mon amour, aime moi comme Spinoza dans la puissance et la joie. Ou ne m’aime pas …

    C’est ainsi qu’à trop lire l’amour, à trop vouloir le comprendre on finit par ne rien vivre et ne faire qu’attendre !

    Comment by LH — 27 janvier 2011 @ 4:53

  2. Soudain il m’est venu comme un doux bruissement de l’eau, quand, encore fine, elle suit son cours, heureuse, vers un destin inconnu.

    Au loin les cris des enfants me semblaient une mélodie harmonieuse et apaisante.

    Quelques rayons de soleil avaient réussi à traverser l’intense feuillage et semblaient comme des épées de lumière pendues en plein ciel… Je me souviens que je me suis dit que, d’un moment à l’autre, un chevalier servant surgirait de l’ombre pour mettre fin à ma solitude.

    C’est alors que Marc m’a demandé de rentrer. J’aurais dû rester là, assise. J’aurais dû rester là et attendre mon chevalier…

    Comment by Armando — 27 janvier 2011 @ 6:51

  3. FANTÔME

    Il y a toujours quelqu’un par-dessus notre épaule,
    Un ange ou un démon qui dicte notre vie.
    Quelquefois le souvenir d’un amour enfoui
    Surgit dans la pénombre et doucement nous frôle…

    Flairjoy

    Comment by Flairjoy — 29 janvier 2011 @ 9:37

  4. Tu parles d’un cadeau d’anniversaire,
    m’offrir ton portrait, était-ce bien nécessaire ?
    Te voilà au milieu de mon salon
    à pavaner comme un paon.
    J’aurais préféré un apollon
    plutôt qu’un serpent !
    J’ai la désagréable sensation que tu m’épies
    je sens ton regard dans mon dos,
    va-t-en vilaine pie !
    C’en est trop,
    je termine ma page
    et tu files au garage !

    Comment by Lautreje — 30 janvier 2011 @ 1:51

  5. Elle était partie en voyage avec Bernard Giraudeau . Embarquée sur les flots , puis, dans la forêt inextricable des sentiments contradictoires de l’attirance secrète pour l’aventurier solaire qui, elle le savait , n’allait pas la laisser indemne . Qu’importe « Cher Amour » la transportait, dans l’autre partie d’elle même, incorrigible rêveuse, prête à toutes les folies . Et maintenant qu’il était devenu ce marin céleste, à jamais disparu, hantant longtemps encore l’imaginaire de lectrices consentantes , s’imposa à elle le visage de Scott Fitzgerald !

    Il n’était pas le bienvenu . Dans sa jeunesse, elle avait été fascinée par ce monde perdu des années transitoires, où le Nouveau Monde des lettres cherchait sa légitimité sur le Vieux Continent .emmenant avec Zelda , le gai désespoir de Gatsby au rythme de cette nouvelle musique charnelle, le jazz de la Nouvelle-Orléans . Elle avait rêvée de cette élégance et de la vacuité de ces vies d’esthètes, bohèmes désœuvrés .

    Mais là , non! ce n’est pas le moment, cette nostalgie ne la touche plus . Elle préfère suivre l’homme au regard facétieux et pénétrant qui de sa voix chaude l’appelle Madame T., le livre lui est d’ailleurs dédicacé .

    Comment by barbara — 30 janvier 2011 @ 5:17

  6. “Toi qui est là, dis-moi ces mots que je voudrai entendre.
    Dis-moi, même, si ce sont des mensonges.
    Dis-moi que tu es là pour moi.
    Dis-moi que tu ne partiras pas.
    Dis-moi que tu ne l’aimes pas.
    Dis-moi que je suis ton seul amour.
    Dis-moi que c’est un amour qui dépassera le temps.
    Dis-moi que cela fait vingt ans que tu m’aimes.
    Dis-moi.
    Que je l’entende de ta bouche pour la première fois : je t’aime.
    Dis-moi.
    Dis-moi que cela n’est pas qu’un rêve, que tu n’es là qu’en photo.
    Dis-moi…”

    Fin du paragraphe.
    Chapitre IX. Bon il se fait tard, demain je lirai la suite….

    Comment by LOU — 30 janvier 2011 @ 8:53

  7. Excusez mon indiscrétion mais surprise!
    Où donc est passé le texte de Deniiiiise?

    Comment by Flairjoy — 30 janvier 2011 @ 9:34

  8. Et moi aussi je vous le demande, où est Denise ?

    Comment by LOU — 30 janvier 2011 @ 11:46

  9. Flairjoy, avec tout ce brouillard, je pense que mon texte s’est perdu entre la Suisse et Montréal 🙂

    Comment by Denise — 30 janvier 2011 @ 11:49

  10. Voici le texte de Denise qu’elle m’a envoyé par courriel comme il semble s’être perdu entre Genève et Montréal :

    Arthur, vous êtes vraiment incorrigible! Combien de fois vous ai-je dit de ne pas lire par dessus mon épaule? Savez-vous que cela me dérange et je ne peux plus me concentrer.

    J’étais bien tranquille en train de lire de merveilleux poèmes mais c’est plus fort que vous! Un jour votre curiosité vous jouera des tours. De plus, ce n’est pas poli. Je ne vous comprends pas, vous avez eu une belle éducation, un beau métier d’avocat, une belle vie et de plus, vous étiez bel homme. Ma famille m’a raconté de belles choses sur vous, si si!!

    Ah! si vous pouviez parler, que me diriez-vous? …Mélissa croit entendre un chuchotement, une voix qui venait de loin et qui disait… j’aimerais lire à côté de toi ma petite Mélissa!!! Oh! voilà que j’entends des voix maintenant. Pour se rendre compte si elle avait bien entendu, Mélissa se retourna encore une fois vers le portrait et lui dit: d’accord Arthur, mon arrière grand-oncle. Si vous me préparer une tasse de thé de la même façon que vous le faisiez dans votre jeunesse, je vous autoriserai à vous asseoir près de moi et ensemble, nous lirons ce très beau poème de Guy de Maupassant. Vous devez certainement connaître ses écrits? Mon grand-père m’avait expliqué que vous lisiez beaucoup,

    Nuit de neige

    La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
    Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
    Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
    Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

    Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
    L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
    Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

    La lune est large et pâle et semble se hâter.
    On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
    De son morne regard elle parcourt la terre,
    Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

    Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
    Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
    Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
    Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

    Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
    Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
    Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
    Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

    Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
    Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
    De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
    Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.

    Comment by Denise — 30 janvier 2011 @ 18:13

  11. AAAAh! Bravo on a retrouvé Denise!
    Et votre style Madame n’a pas changé, toujours aussi romantique et charmant, suivi du poème sur la neige de Maupassant, c’est tout à fait dans l’air du temps 🙂
    Merci ma douce Denise,
    Bisous

    Comment by Puff — 30 janvier 2011 @ 19:31

  12. Grâce à Lali que je remercie infiniment et à sa baguette magique, mon texte est apparu 😉

    Donc je me suis installée dans le grand fauteuil et j’ai pris délicatement le livre de vos textes déposé sur le bras du fauteuil. Mais avant de lire, je me suis imprégnée de cette pièce où il doit faire bon vivre en ayant tout sous la main. D’un côté, j’ai admiré la mer et de l’autre côté, le magnifique paysage. Tout en dégustant mon thé, j’ai lu vos mots. Des textes magnifiques qui parlent d’amour, de chevalier, de fantôme, d’un drôle de cadeau d’anniversaire, de voyages.
    Un grand merci pour ce doux moment LH, Armando, Flairjoy, Lautreje, Barbara et LOU. Que du bonheur 🙂
    Je repose le livre où je l’ai trouvé et je cède ma place à d’autres amis, vous verrez comme l’on est bien et heureux!

    Je souhaite aussi remercier Puff pour son charmant message et lui envoyer un doux bisou sur sa joue droite 😉 Puff, tu es adorable!

    Mes amitiés à vous tous

    Comment by Denise — 31 janvier 2011 @ 10:42

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire