Lali

23 août 2009

En vos mots 124

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

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Les nouvelles sont-elles bonnes? À vous de le dire puisque la lectrice peinte par Carl Larsson est vôtre pour sept jours. Pour que vous ayez le temps de nous raconter son émotion, de nous faire lire la lettre qu’elle a à la main, de nous décrire son quotidien. Il y a tant de façons de parler de ce tableau, et aucune préférable à une autre.

Suite dans sept jours pour la lecture de ce que vous aurez écrit en vos mots. Pour notre plaisir de les lire.

4 commentaires »

  1. Étrange croisement que celui de nos regards et nos silences. Étrange sensation que celle de se dire que tu es cette autre qui m’a toujours manqué et dont je n’avais pas conscience avant de te croiser.

    Pourquoi tu me manques tant maintenant que tu es là. Que j’écoute ta voix et que je devine ton souffle sur ma joue comme pour enfermer le temps dans la prison de mes souvenirs.

    Ce temps aux couleurs incertaines que je ne libérerai plus. Ou alors certains soirs où ma peine sera trop lourde à porter. Parce que j’aurais envie de te toucher les yeux du bout des lèvres sans l’envie de te dire combien je t’aime.

    À quoi bon te dire que je t’aime puisque je ne peux pas t’aimer plus que cela. Même si quelquefois tu me manques. Mon Dieu que tu me manques… Comme un point de lumière rose illuminant le silence bleu pâle de mon existence. Un point perdu dans l’immensité de l’univers qui manque cruellement à mon cœur, comme l’aurore manquerait au jour qui s’éveille, si elle devenait absence.

    Comment by Armando — 28 août 2009 @ 16:52

  2. Chère Madame Agathe,

    Je me permets de vous écrire ce petit mot afin de vous demander d’avoir la gentillesse de ne pas continuer le pull tricoté par vos soins que je vous avais commandé pour les six ans de ma petite-fille Claudine. Je souhaitais lui offrir pour son anniversaire mais voyez-vous, je ne pourrais pas honorer votre facture.

    Je m’étais tant réjouie à cette idée mais la semaine dernière, je suis tombée dans les escaliers et actuellement, je suis à l’hôpital. J’ai une fracture de la jambe et des contusions. Je n’ai aucune idée pour combien de temps j’en ai. De plus, cela va m’occasionner des frais et ce n’était pas le moment. Bien sûr, ce n’est jamais le moment.

    Pour Claudine, je trouverais un autre petit cadeau.

    Croyez, chère Madame, que je suis encore toute chagrinée de ce qui m’arrive. J’adore offrir et vos tricots faits main sont magnifiques. Lorsque je serais sur pied et lorsque ma situation aura évolué en bien, je me permettrais de revenir chez vous pour une nouvelle commande. D’ici là, la petite aura grandi et je vous donnerais les nouvelles mesures.

    Soyez certaine que j’ai beaucoup de regrets.

    Bien cordialement,

    Mathilde Dunand

    Encore émue après la lecture de la lettre, Agathe se dit qu’elle va continuer le joli pull commandé et le terminera pour l’anniversaire de Claudine.
    Agathe connais bien Madame Dunand. Elle habite dans la même rue dans une petite maison qui aurait bien besoin d’être rafraîchie. Mais voilà, Madame Dunand n’a plus les moyens depuis le décès de son mari. Elle reçoit bien une petite aide juste suffisante pour le mois et sans faire d’extras.

    Quelques jours passent et le pull couleur abricot est terminé. Agathe y a même cousu un joli ruban de la teinte du pull-over. Et l’an prochain je lui en tricoterais un autre.

    Dans son armoire, Agathe trouva un joli carton pour emballer le pull avec un très beau nœud pour coller sur le carton. Elle glissa dans le carton, une lettre…

    Et Agathe se dit, puisque Madame Dunant est à l’hôpital, c’est une bonne occasion d’aller lui rendre visite. Je lui apporterais des fleurs et poserais le carton sur le lit.

    C’est tout de même curieux la vie se dit Agathe! Il a fallu que Madame Dunand se casse la jambe et qu’elle m’écrive pour que je réalise combien cette dame est dans le besoin. Moi, j’ai un logis agréable et je ne manque de rien mais parfois ma vie est monotone.

    Dès ce jour, Agathe s’est promis de s’occuper de Madame Dunand et de la petite Claudine.

    Dans sa lettre, Agathe écrit des mots de sympathie et un prompt rétablissement à Madame Dunand et lui dit d’accepter le pull en toute amitié et au bas de sa lettre, Agathe a écrit une citation de l’Abbé Pierre:

    On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne. Donner, c’est recevoir.

    Comment by Denise — 29 août 2009 @ 11:30

  3. Que j’aime la fin de ton histoire Denise. Oui, « Donner, c’est recevoir »… et surtout aimer l’autre.

    Comment by Chantal — 31 août 2009 @ 14:51

  4. Bises chaleureuses Chantal pour tes mots qui me touchent.

    Comment by Denise — 1 septembre 2009 @ 7:32

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