Lali

8 août 2007

Chaque matin, chaque nuit

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:10

hayez

Il y a en elle cette fragilité des femmes qui ont été brisées et qui doutent de tout, de leur beauté, du désir qu’elles allument sans – peut-être – s’en rendre compte. Il y a en elle cette assurance calme de celle qui a appris à s’aimer, à ne pas attendre qu’on l’aime. Il y a en elle cet espoir fauve, dans les matins qui se lèvent, qu’un jour quelqu’un la reconnaîtra et saura exactement ce qu’elle ne dit pas et qu’elle attend, un baiser ou une caresse sur son dos qui la réveilleront comme le font les princes des belles au bois dormant.

Il y a en elle une démesure qu’elle cache en tournant les pages, chaque matin, chaque nuit. Qu’elle tait, mais qui est là, à peine en sourdine, visible pour celui qui saura la voir.

Un jour, peut-être, la lectrice de Francesco Hayez trouvera écho à sa démesure.

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