Lali

15 avril 2009

Ce que mots vous inspirent 77

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

dido-hallett-josephine.jpg

Pourquoi clamer son innocence plutôt que son intelligence? Parce qu’il y a moins de preuves à fournir. (Francis Pelletier)

Le lecteur peint par Dildo Hallett a souri. Se serait-il déjà trouvé dans une situation où il a dû clamer son innocence sans pour cela avoir à faire valoir son intelligence? À moins que ça n’ait été votre cas?

À vous de voir où vous mènera la citation laissée pour ce que mots vous inspirent. À vous de raconter le lecteur du jour. À vous de répondre par une autre phrase si vous en avie envie. Sans urgence. Puisque les commentaire ne seront validés que dans sept jours exactement et pas une minute avant.

Bonne semaine et bon mercredi à tous!

Un commentaire »

  1. Fernand vient de passer dix ans dans la marine. Dix longues années avec le grade de lieutenant-colonel. Toujours en tenue impeccable, costume bleu marine ou blanc. Donner des ordres et si un problème surgissait avec un officier marinier, il devait en rendre compte sur le champ à son colonel.

    Depuis six mois, la retraite a sonné pour Fernand et c’est le plus heureux des hommes.

    Plus d’ordres à donner, plus de tenues impeccables, c’est royal !

    Après un ou deux mois de repos sur la terre ferme pour s’habituer à son environnement, Fernand s’est occupé à sa manière. Il avait sa petite idée.

    Un jour de bon matin, Fernand prend la direction de la Mairie de sa bourgade afin d’expliquer à ces Messieurs ce qu’il avait envie de faire et surtout obtenir une autorisation.

    « Voilà Messieurs mon projet ! Je trouve que notre village est triste, gris, morne et point ou si peu de fleurs. Tout cela manque de couleurs.

    Je souhaiterais apporter une note gaie dans ce bourg et je suis persuadé que la vie des habitants serait plus riante.
    Je prends l’exemple de la ruelle « de la fontaine »…elle est affreusement triste ! Avec mes pinceaux, je pourrais lui donner un air de fête afin que les habitants aient du plaisir à emprunter cette petite rue.
    Je pense aussi à la petite école. Dans la cour de récréation se trouve un mur qui a pris une couleur presque noire.

    Et Fernand continue d’exposer son idée avec envie et conviction.
    Ah ! Encore une chose ! Si vous êtes d’accord, bien entendu, sur le fait de voir des murs de couleurs, je peindrai bénévolement.
    Je vous demanderai juste un appoint pour les pinceaux et les bidons de couleurs. »

    Tout surpris, Fernand remarque que le Maire griffonne une feuille et y appose sa signature.
    Quelle chance, pense t-il, j’ai bien fait de venir. Ici, les démarches vont vite. Pas de Conseil d’administration, rien !

    En tendant la feuille à Fernand, le Maire le félicite pour son excellente idée et lui dit de passer chez le marchand de peinture et de faire envoyer la note à la Mairie.

    Comme Fernand était joyeux. Ce village rayonnera.

    Deux jours plus tard, Fernand était équipé. Il s’est acheté un bleu de travail. Fini les costumes impeccables…

    Il décida de commencer par la petite école pour faire plaisir aux enfants. Ces gamins n’avaient d’yeux que pour Fernand et le mur.
    Oh ! Comme c’est joli « Monsieur l’arc-en-ciel » ! C’est ainsi que les enfants avait surnommé Fernand et lui, fondait de bonheur en voyant leurs sourires jusqu’aux oreilles.

    Les habitants avaient pris l’habitude de croiser Fernand avec ses pinceaux et ses peintures et chacun le sollicitait pour faire une jolie décoration sur le devant ou le côté d’une vielle bâtisse.
    Fernand était connu comme le loup blanc

    Oui, Madame Jeanne ! Je passerai chez vous mais maintenant je vais peindre la ruelle « de la fontaine ». Tout le monde reconnaissait Fernand de loin avec son bleu qui n’était plus bleu mais de toutes les couleurs. Ils l’aimaient bien ainsi.

    Fernand peignait toujours en chantonnant. Maintenant qu’il n’était plus lieutenant-colonel, il pouvait se le permettre.

    La ruelle « de la fontaine » fut une merveille. Fernand avait su poser les touches de couleurs sur les murs de cette petite rue comme un artiste. Lorsqu’il peignait, Fernand aimait bien faire quelques pas en arrière et regarder s’il pouvait encore enjoliver.

    Avec les derniers rayons du soleil, la ruelle se parait d’or car Fernand avait trouvé les bonnes teintes afin que les passants l’empruntent plus souvent.

    Le lendemain, quelle ne fut pas sa surprise de voir la fontaine dans « la rue de la fontaine » décorée de fleurs. Personne ne su qui l’avait fait et cela restera un mystère pour Fernand. Un bien beau mystère pour « Monsieur l’arc-en-ciel ». Et au fil des jours, le village était fleuri de partout. Sur les rebords de fenêtres, sur la place, près de l’église et à l’entrée du village.

    Pour remercier Fernand de son excellente initiative, Monsieur le Maire décida d’organiser une grande fête au mois de juillet, le mois des belles fleurs…

    Fernand connaît bien la citation de Francis Pelletier pour l’avoir déjà lu dans sa cabine de Lieutenant-colonel dont il a retenu, innocence…intelligence…mais ces mots à lui sont « faire parler mon cœur » avec les moyens que j’ai !

    Comment by Denise — 20 avril 2009 @ 16:03

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire