Lali

16 janvier 2008

Ce que mots vous inspirent 12

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

vlasov 1

Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.
[ Alessandro Baricco ]

Faut-il? se demande le lecteur de Vladimir Vlasov, à l’heure où il va embarquer. Faut-il? se demande-t-il sans savoir s’il reviendra, s’il veut revenir.

Et vous, que faites-vous? Vous laissez derrière vous une raison de revenir ou pas?

La phrase est là pour une semaine. Pour ce que mots vous inspirent… Ou pour ce que toile vous inspire si jamais les mots ne vous parlaient pas…

3 commentaires »

  1. Le prétexte pour ce jeune marin, c’est la promesse qu’il a faite à sa femme.

    « une fois de retour en octobre, je trouverais un travail stable et nous aurons des enfants ma chérie. Une vraie famille, lui dit-il et je serais à tes côté pour les élever ».

    Il en avait assez de ces voyages dans les profondeurs des mers. Il en avait assez de voir sa femme en photo qu’il avait épinglé vers son lit. Il voulait vivre avec sous le même toit. Les au-revoir devenaient de plus en plus pénible après chaque permission. Ce n’est pas une vie pense t-il !

    Dans le quotidien de mars qu’il est en train de lire, il voit une petite annonce. « On cherche un charpentier pour le mois de novembre ».

    Quelle aubaine ! Avec l’aide de sa femme, il va tout faire pour obtenir cet emploi. Ah oui, cela est sûr.

    Au fond de son coeur, il est certain qu’il obtiendra ce travail. Il n’est pas du genre à baisser les bras.

    Cette fois-ci, il va partir mais le coeur plus léger. Beaucoup plus léger car il envisage son avenir différemment.

    Comment by Denise — 16 janvier 2008 @ 11:53

  2. Mais part-on réellement ?
    «un prétexte pour revenir »… n’est-ce pas pour se convaincre que l’on est bien parti ?
    On ne part jamais. On se contente d’arriver même si on croit revenir.

    Comment by Reine — 19 janvier 2008 @ 17:26

  3. Non, pas toujours. J’aime aussi regarder une dernière fois un endroit que je quitte et où je sais que je ne reviendrai pas. L’intensité et l’acuité de ce regard là, n’en vaut pas d’autres. Savoir que c’est la dernière fois confère une émotion au moment du départ toute particulière, ambivalente,pleine d’une sorte de nostalgie qui enserre le cœur en même temps qu’enveloppée de la promesse caressante de l’ailleurs qui va bientôt advenir. Le personnage du tableau me semble bien loin d’un tel ressenti; il est déjà parti, il est déjà ailleurs, absorbé dans sa lecture, il n’est déjà plus dans le lieu qu’il quitte. Il a déjà dit au revoir, on est dans l’instant d’après.

    Comment by sylvie — 22 janvier 2008 @ 15:26

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