Lali

23 juillet 2006

Promenade dans l’ouest de l’île

Filed under: Lieux de prédilection — Lali @ 22:47

commechezsoi

logocommechezsoi

Petite journée à me gaver de paysages et de lieux, et à jouer pour mes lecteurs la photographe et guide touristique. Visite qui commence par un clin d’œil. Un lieu à découvrir dans le village de Pointe-Claire une autre fois, puisque nous ne faisions que faire les boutiques et profiter de la journée.

Il me faudra y voir de plus près une autre fois. Il y a à Pointe-Claire un restaurant belge. Photo à l’appui. Où que j’aille, la Belgique me poursuit, je n’y suis vraiment pour rien.

Et là, dans ce village, en bordure du magnifique lac Saint-Louis, il est là à attendre ma prochaine visite, puisqu’une autre halte m’attend, quelques kilomètres plus loin.

daoust

Il existe à Sainte-Anne-de-Bellevue, sur l’île de Montréal, aussi sur le lac Saint-Louis, un ancien magasin général à faire rêver. En place depuis plus d’un siècle, le magasin Daoust offre étage après étage vêtements et parfumerie, articles de cuisine et mobilier, dans un lieu qui a conservé de son époque première un splendide escalier. C’est quasi lui seul qui a retenu toute mon attention tant sa beauté éclate au milieu de tous les objets. Envie d’y retourner, ne serait-ce que pour cette envolée de marches de bois vernies.

oka

Et un morceau de rêve pour finir. Un hôtel-restaurant à Hudson, où nous avons mangé sous un parasol en contemplant le lac des Deux-Montagnes et Oka, sur l’autre rive.

Journée parfaite où j’ai renoué avec le chemin du bord du lac. Il faisait bon l’amour des miens, les paysages qui défilent, les coffres aux trésors que sont certaines boutiques et l’idée de pouvoir partager cela avec vous qui me lisez.

21 janvier 2006

Les Entretiens

Filed under: Lieux de prédilection,Mon Montréal — Lali @ 11:47

plateauhiver

Il neige, une fois de plus. Et je pense à cette époque où j’habitais le Plateau Mont-Royal, le quartier de la ville sûrement le moins bien déneigé de Montréal. À combien il était difficile de se garer sur le boulevard Saint-Joseph, où j’habitais, et encore plus sur les rues qui le croisaient. Mais comme je trouvais belle la neige qui s’accumulait, malgré ce désagrément. Comme j’aimais me promener dans les rues de mon quartier et y faire mes courses.

C’était à une époque où le Plateau n’était pas ce qu’il est devenu. La gentrification commençait, mais n’était pas encore répandue. On pouvait encore se loger raisonnablement et les petits commerces pullulaient. Depuis, les prix ont triplé, les commerçants d’il y a dix ans ont déserté pour laisser la place à des bars, des cafés, des restaurants et des boutiques. Depuis, le Plateau qui avait une vie de quartier est devenu un quartier où il y a une vie, celle que les autres venus d’aileurs lui trouvent, en fait.

Il est bien de dire qu’on habite sur le Plateau, enfin, pour bien des gens. Car ça veut dire qu’on peut se le permettre. Et aussi qu’on est au centre de l’action montréalaise.
Je ne fais que constater, même s’il y a toujours sur le Plateau des endroits que j’affectionne. Mais ce n’est plus pareil, ce n’est plus chez moi. Ma banque est fermée, ma pizzeria aussi, et le bistro que j’aimais bien, aussi. Heureusement, le café Les Entretiens est toujours là. Il aura connu connu mes 20 ans, comme mes 40 ans, celui-là. Combien de cafés, de tranches de gâteaux, de salades y ai-je pris ? Combien de rendez-vous là aussi, sur le banc d’église en bois, avec un écrivain, une copine, ou quelqu’un du net ? Dans un cas comme dans l’autre, je serais bien incapable de les compter !

Ma vie est intimement liée à ce café. Je l’ai connu avant d’habiter tout près et je ne l’ai pas abandonné en quittant le quartier il y a presque huit ans. Quasi rien n’a changé toutes ces années. Le magnifique plafond est toujours aussi haut, le café aussi exquis, les desserts invitants, la musique esentiellement francophone, le décor simple mais chaleureux. Les visages ont changé, les toiles cèdent régulièrement leur place à d’autres, les affiches sont sans cesse renouvelées, mais le café a conservé son identité. C’est peut-être ce que j’aime; qu’il soit resté tel que je l’ai toujours connu. Situé rue Laurier, il a échappé au revampage qui a sévi sur la rue Mont-Royal, et conservé son cachet.

Il n’est pas beaucoup d’endroits où je me sente aussi bien qu’aux Entretiens. Et combien de fois ai-je marché dans la rue alors que la circulation sur les trottoirs ensevelis sous la neige était impraticable, pour retrouver l’ambiance du café ?

Je vous dirai qu’une chose, franchir la porte des Entetiens, c’est entrer là où on sera aussi bien que chez soi.

16 janvier 2006

Un parc pour m’inspirer

Filed under: Lieux de prédilection,Mon Montréal — Lali @ 7:00

pmais

Les gens laissent un peu de ce qu’ils sont quand ils croisent nos vies, et vive versa.
Et nous laissons une grande part de nous dans certains endroits. Ceux-ci parfois au bout du monde, mais aussi la porte à côté.

Le parc Maisonneuve que j’affectionne tant est à une quinzaine de minutes de marche. Autant dire dans ma cour, quand on habite une ville qui s’étale surt 53 km de longueur et dont une des artères principales, la rue Sherbrooke, fait à elle seule 40 km. Et çà et là, des parcs. Nombreux.

Et si d’autres offrent des avantages comme des panoramas, un bassin d’eau ou une patinoire, ils ne possèdent pas ce je-ne-sais-quoi qui m’attire comme le parc Maisonneuve. J’aime le grand vert qui le couvre en été avec les arbres majestueux, les cyclistes qui y ont leur aise, les enfants qui s’amusent, les familles qui vont y pique-niquer, les musiciens qui pratiquent au grand air, les marcheurs, les lecteurs affalés dans l’herbe, et tous ceux-ci éparpillés: le parc est vaste.

J’aime aussi le blanc de l’hiver qui donne au décor un autre aspect. Et le silence. Et marcher. Seule, préférablement. À moins d’être accompagnée par quelqu’un qui saura me laisser dans mes rêves et ne pas m’importuner par ses réflexions. Car cet endroit, je le fréquente aussi pour me retrouver. Pour reprendre contact avec mes rêves et mes ambivalences.

Oui, je rêve de Belgique et d’ailleurs. Oui, mes yeux sont imprégnés de lieux visités et avides de nouveaux. Oui, ma soif de voyages est grande, comme mon désir d’apprendre et mon besoin de partager.

Et j’aime mon Montréal imparfait, ses quartiers, ses concepts architecturaux improbables.
J’aime cette ville nord-américaine qui a parfois des airs d’Europe.
J’aime aussi le côté ethnique de cette ville, d’abord et avant tout francophone, même si la langue d’origine commence à se perdre – j’en ferai un débat un autre jour -, où la majorité du temps le multiculturalisme semble avoir trouvé sa vitesse de croisière, malgré quelques heurts occasionnels.
J’aime ce Montréal où je suis née, où j’ai grandi, où je vis.

Et j’aime ce parc où le soleil se lève au moment où j’écris ces lignes.
Parce que, je crois, il a toujours été une source d’inspiration.

3 janvier 2006

Le Lézard, pour l’ambiance et le café

Filed under: Lieux de prédilection,Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 14:53

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Marco et moi devions prendre un café cet après-midi, car il avait plein d’idées à me transmettre. J’avais donc choisi le Lézard, un de mes lieux. Un de ceux où je me sens bien, celui où Christiane et moi nous donnons toujours rendez-vous. Aussi parce que ça fait deux ans et demi que je lui parle de ce café… mais sa voiture est restée figée dans la glace. Il ne goûtera donc pas aujourd’hui au café équitable du Lézard. Ni au gâteau mousse au chocolat et à la noisette. Oui, je me suis régalée. Je sens encore le goût sur ma langue.

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Je pourrais aussi vanter le panini végétarien et la longue liste de cafés, car il y en a une bonne trentaine, dont un au chocolat et à la banane. Et des desserts qui font saliver juste à les regarder.
Mais j’ai envie aussi de vous raconter le Lézard, les bancs de chaque côté quand on entre, les livres alignés dans un savant désordre et qu’on peut lire sur place, l’odeur du café, la gentillesse des gens qui y travaillent et la musique. Car la musique du Lézard est toujours bonne et de plus, la chanson francophone y est formidablement servie, ce qui ajoute à mon plaisir. J’ai eu droit à Brel, à Renaud, entre autres.

Oui, je me sens bien quand je vais au Lézard. Toujours avec un livre et un carnet. Car ce lieu m’inspire et invite à écrire.
Marco a raté un beau moment et un excellent café. Mais ce n’est que partie remise. Il faudra bien qu’il découvre ce lieu autrement qu’en lisant ce que je viens d’écrire !

30 décembre 2005

Rentrer chez moi

Filed under: Lieux de prédilection,Signé Lali — Lali @ 23:22

entree

Chaque fois, c’est un moment de bonheur. Descendre de l’autobus et voir les globes lumineux de l’entrée du domaine. Ça y est, me voilà à destination. Encore une petite marche, et je serai devant la porte. Puis monter les escaliers jusqu’en haut, tourner la clé. Enfin.

Chez moi. Mon refuge.
Et ce silence si doux nécessaire à mon esprit. Retrouver mes paramètres. Jeter un œil sur les objets familiers, le manteau et les bottes retirés.
Prendre le temps. Personne ne m’attend, personne n’attend rien de moi, c’est bon, la paix.
La liberté.

Ramasser le bol de café du matin laissé près de l’ordi. Lire les courriels. Voir si les téléchargements ont progressé. Mettre un peu de musique. Ferré, ce soir.

La vie est bonne: il reste encore des carrés aux cerises.
Et des livres à lire. Et des histoires à raconter.

Je suis si bien dans l’univers de Lali que j’ai de moins en moins envie d’en sortir. Y ai tout ce dont j’ai besoin. Du café, des paquets de pâtes, des mots, des images et des notes. Et un modem pour me transporter où je veux. Et des fenêtres givrées par le froid, alors que je suis au chaud.

Il n’y a rien de tel que de rentrer chez moi.

23 décembre 2005

Fermer les yeux et être à Paris

Filed under: Lieux de prédilection — Lali @ 10:17

caferostand

Certains appellent cela une fuite. Moi, j’appelle cela prendre le large. Sortir de moi-même quelques minutes et retrouver un endroit, une odeur, quelqu’un, un moment précis. Une escapade de quelques minutes qui a un effet bénéfique en cette journée ahurissante.

Ma destination du jour: Paris. Et plus précisément, le café Rostand, près des grilles du Luxembourg, où je m’offre un grand crème et écris dans mon carnet. L’année ? 1989, 1992, 1997, je ne sais pas. Je sais juste le bien-être de me retrouver là-bas. J’entends les bruits de la cuisine, il y a le boulevard Saint-Michel et la Sorbonne tout à côté, j’écris peut-être une lettre. Je suis sur mon nuage, loin du brouhaha de la librairie en ce 23 décembre.

En exil, quelques minutes. Pour retrouver le sourire d’Hélène à la terrasse du café, fin juin 2005. Et elle qui se raconte, on a dix ans à rattraper de souvenirs, de gens, de voyages, de rêves.

Et je reviens sur la planète. Ça n’a rien de brutal comme atterrissage, je vous l’assure. Car rien ne nous pèse quand nous possédons des lieux où nous évader. Et j’ai de la chance, j’en ai de nombreux qui me reviennent aisément à la mémoire.

Ce matin, c’était le Rostand. Et son merveilleux grand crème.

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