Lali

27 décembre 2005

Beaucarne, à cause d’Alain

Filed under: Avec elles, avec eux... amitiés et projets — Lali @ 9:27

beaucarne

Je ne me souviens pas souvent de mes rêves. Et pourtant, combien de fois ai-je été tirée du sommeil par une troublante impression que le rêve avait quelque chose de prémonitoire ou que je devais voir là un signe ? C’est ce sentiment-là qui m’anime ce matin au sortir du lit. Je retrouvais Alain, le pote de mes 20 ans, le fumeur de Gauloises, le poète de Gaspé, l’ami de Beaucarne.

Et nous prenions une bière ensemble, comme autrefois, on discutait théâtre et chanson, et l’amitié n’avait pas pris une ride. Pourtant, combien de temps depuis la dernière fois où nous nous sommes vus ? Je n’ose pas compter les années. Alain fait partie de ma toile, lui qui m’a initiée à Beaucarne, dont on écoutait les 33 tours rue Garnier en préparant les scènes qu’on devait présenter dans le cadre du cours d’esthétique théâtrale.

Je sais que je pourrais débarquer sans prévenir. Et que Marie-Viktore, qui a maintenant 15 ans, possède sûrement encore la boîte de bois peinte d’oursons que je lui avais offerte pour sa naissance. Qu’Antoine doit avoir hérité des yeux toujours en mouvement d’Alain. Et qu’il y a dans la maison de Douglastown de la musique, celle des chansonniers français, québécois et belges. Que Beaucarne y sévit sûrement toujours.

Je sais sans savoir. Je devine, je pressens, je ressens.
Il y a dans cette amitié les mots des poètes. Ceux de René Char et de Prévert. Les siens. Ceux de son recueil Transparole, automne 1982. Les miens. Ceux que nous avons échangés dans nos lettres ou ailleurs.

J’ai rêvé d’Alain et en moi l’idée de le retrouver ce matin. De commencer 2006 en entendant sa voix.
De lui dire que j’écris toujours et que Beaucarne fait toujours partie de ma vie.

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