Lali

12 janvier 2008

Avec le plus de justesse possible

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 22:29

remacha

Elle voudrait les lui déclamer comme ces vers méritent d’être déclamés. Avec le plus de justesse possible. Du mieux qu’elle pourra le faire. Pour qu’ils dégagent ce qu’elle aimerait faire ressortir d’eux.

Et pour ce, la lectrice de Cristina Remacha essaie diverses tonalités, s’essaie à des accents, murmure les mots plutôt qu’elle ne les dit. Sans savoir si elle y arrivera. Sans savoir si le poème du Brésilien Carlos Drummond de Andrade (dans La machine du monde et autres poèmes) saura transmettre à celui à qui elle le destine ce qu’il doit transmettre.

Et pourtant, si elle savait. Il n’y a qu’avec le cœur qu’on puisse dire tout haut :

Le monde est grand et tient
dans cette fenêtre sur la mer.
La mer est grande et tient
dans le lit et la couche où s’aimer.
L’amour est grand et tient
dans le bref espace du baiser.

2 commentaires »

  1. Je pense que la lectrice veut bien faire, trop bien faire en répétant ces magnifiques vers en y mettant une certaine tonalité mais ce n’est pas naturel. Alors devant lui, tout sera différent, elle aura tout oublié elle lui lira ces superbes vers comme elle ne l’a jamais fait. Elle a écouté son coeur et lui en était tout ému et la dernière phrase tourne en boucle dans sa tête « L’amour est grand et tient dans le bref espace du baiser ».

    Comment by Denise — 13 janvier 2008 @ 5:26

  2. Certes que le Monde est grand et rien
    N’explique pas son éternel jeunesse
    L’amour aussi est grand et tient
    Dans le doux parfum d’une caresse…

    Comment by Zef — 13 janvier 2008 @ 7:06

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